Mémory sur tablette

Avant de posséder un iPad je parcourais souvent les vide-greniers à la recherche de jeux divers pour enfants, et notamment des jeux de mémory. D’ailleurs vous aurez peut-être remarqué que j’aime bien utiliser des jeux « basiques » mais qui peuvent être détournés de nombreuses façons en orthophonie.

Alors le mémory, comment dire… c’est un super jeu plein de possibilités mais avec certains enfants ça peut vite devenir lassant tellement les préparatifs sont longs…

D’abord il faut sélectionner les paires d’images que l’on va utiliser (et là on prie pour avoir bien rangé le jeu la dernière fois, sinon il faut encore reconstituer les paires… ce qui peut être un bon exercice pour le patient cela dit), ensuite il faut placer les paires sur la table, de manière à former une grille avec des lignes et des colonnes à peu près alignées (et le patient veut toujours le faire lui-même…humm), et enfin seulement on peut jouer (rahh zut, le patient vient de replacer la carte au mauvais endroit… mais elle était où déjà ?).

Avec les jeux de mémory sur l’ipad tous ces problèmes ne se posent pas, et cela permet de démarrer une partie en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.

Il existe sur l’AppStore de nombreux jeux de mémory, j’ai donc choisi aujourd’hui de vous parler de celui que j’utilise le plus : Preschool Memory Match de Darren Murtha Design.

Les point positifs

  • possibilité de choisir le thème du mémory parmi 5 thèmes (voir possibilité de mélanger plusieurs thèmes),
  • différents niveaux (easy : 12 cartes, medium : 20 cartes, hard : 30 cartes et super duper hard : 100 cartes)
  • les cartes retournées restent affichées jusqu’à ce que le joueur suivant commence à jouer
  • lorsqu’une paire est trouvée son image s’affiche en grand sur l’écran pendant plusieurs secondes
  • jolies illustrations,
  • interface « neutre » pouvant être utilisée aussi bien avec des enfants qu’avec des adultes.

Les points négatifs

  • pas de mode « deux joueurs », il faut donc compter les points autrement,
  • application en anglais (elle permet d’afficher le mot écrit ou de l’entendre mais cela perd de son intérêt du coup),
  • certains images représentent des items trop peu courants (notamment dans les instruments de musique, et dans les animaux), d’autres sont trop connotés « US ».

Comment je l’utilise avec mes patients ?

pour travailler la mémoire visuelle

pour travailler le lexique : dans un champ sémantique particulier, je demande tout simplement de dénommer les images retournées

pour travailler les termes de topologie : le patient doit verbaliser soit l’emplacement des cartes retournées, soit l’emplacement où il pense que se trouve la deuxième carte d’une paire.

pour travailler la planification et la mise en place d’une stratégie de recherche et de mémorisation

Et vous ? Utilisez-vous des jeux de mémory en rééducation ?
Pour ceux qui possèdent un iPad avez-vous trouvé d’autres applications de mémory intéressantes ?

ARASAAC

En rééducation j’ai très souvent besoin d’utiliser des images, ou encore des pictogrammes. Je suis toujours à la recherche d’images pertinentes, que ce soit avec mes patients souffrant de Troubles Envahissants du Développement, ou même ceux qui présentent un simple retard de langage ou de parole.J’ai longtemps parcouru le web à recherche de la banque d’images idéale jusqu’à ce que je tombe sur le Portail Aragonais de la Communication Améliorée et Alternative. Leur site web est en effet très complet, et regorge d’une multitude de fonctionnalités (en espagnol mais également en anglais, français, portugais et brésilien).

Mais parlons plutôt de ce que j’utilise fréquemment en rééducation puisqu’en général je ne passe pas par le site internet.

Déjà, j’ai commencé par télécharger toute la bibliothèque de pictogrammes gratuits en couleur et en noir et blanc (Auteur des pictogrammes : Sergio Palao Provenance: ARASAAC (http://catedu.es/arasaac/ Licence: CC (BY-NC-SA)).

Je les ai enregistrés sur mon PC et dès que j’ai besoin d’une image pour n’importe quel document j’utilise le champ de recherche Windows pour la trouver.

C’est assez rapide, et bien pratique si l’on veut insérer une image dans un document.

Je m’en sers ainsi pour créer des pages A4 avec un grand dessin au trait (pour illustrer une trace faite en DNP par exemple), ou encore pour faire une planche de dessins identiques dans Word (si je dois préparer plein de cadeaux pour un jeu des groupes en rééducation logico-mathématique).

J’ai aussi découvert il y a peu le logiciel Picto Selector. Il s’agit d’un gratuiciel qui permet de fabriquer très facilement des planches d’images à imprimer, et il inclut lors du téléchargement la base de pictogrammes ARASAAC mais également celle de Sclera.be et de Straight-Street.com.

Vous trouverez ci-dessous une vidéo qui présente l’interface en anglais mais sur le site les explications d’utilisation ont été traduites en français, et le logiciel peut être installé en français également.

C’est d’ailleurs grâce à ce logiciel que j’ai créé mes planches d’insectes pour le travail sur l’histoire du « Hérisson tout mignon ».

Enfin il existe également un autre logiciel qui utilise de manière optimale la base de données ARASAAC et il s’agit du logiciel Araword qui permet de transcrire des phrases écrites en pictogrammes.
Je l’ai déjà testé mais n’ai pas encore eu l’occasion de l’utiliser avec mes patients. Cela dit je ne doute pas que cela me servira un jour, peut-être lorsqu’ils auront pris en compte les conjugaisons des verbes en français parce que pour l’instant cela me parait un peu laborieux.

Et vous ? Utilisez-vous une banque de pictogrammes en particulier ? Avez-vous trouvé d’autres logiciels qui permettent de les exploiter de manière simple et fonctionnelle ?

Painting With Time

L’application iPad dont je vais vous parler aujourd’hui me fait ouvrir des yeux ébahis à chaque fois que je l’utilise.

L’idée, c’est tout simplement de « peindre avec le temps ». Oui oui, vous m’avez bien comprise !

En fait le principe c’est d’avoir 2 (ou plus) photos d’un même endroit prises à des moments différents, et de les faire apparaître les unes après les autres, les unes sur les autres.

L’avantage de faire ça sur iPad c’est que l’on peut utiliser l’écran tactile comme un tableau, son doigt comme un pinceau, et donc passer par dessus la première image pour faire apparaître la deuxième… étape par étape, ou morceau par morceau.

J’adore l’utiliser avec mes patients car ils sont toujours abasourdis de voir les changements.

Comment je l’utilise avec mes patients ?

  • je leur fais manipuler l’application tout simplement, et découvrir les différentes images proposées. Ils doivent alors raconter ce qui se passe, décrire les images,
  • on peut aussi regarder la première image et essayer de deviner comment la situation va évoluer,
  • ou encore utiliser l’option « slice » et essayer de recomposer l’une des images comme une sorte de puzzle,
  • enfin on peut imaginer quelles photos on pourrait prendre de notre côté si on voulait fabriquer une nouvelle série.

Il existe 2 applications toutes les deux développées par Red Hill Studio : Painting With Time (0,79€) et Painting With Time : Climate Change (1,59€).

Dans la première vous trouverez toutes sortes de photos : un paysage durant les 4 saisons, la différence entre marée haute et marée basse, la barbe d’un homme qui pousse, une chambre qui est en train d’être rangée, la réalisation d’une fresque murale, la photo de la même femme de 18 à 80 ans…

Dans la seconde vous trouverez plutôt des images en lien avec le changement climatique (d’où le titre !) : c’est à dire des fontes de glaciers, la montée des eaux sur la côte, la disparition du lac Powel, etc…

Bref deux applications de qualité !
Et d’ailleurs si j’ai bien suivi une nouvelle version devrait sortir au mois d’avril, avec la possibilité d’ajouter nos propres photos et donc de rendre l’application encore plus utile en rééducation !

Je trouve que dans ce cas là le numérique nous apporte un vrai plus par rapport à nos traditionnelles histoires séquentielles.

Et vous ? Seriez-vous prêt à utiliser cette application avec vos patients ? Voyez-vous d’autres manières de l’utiliser en rééducation ?

Il était une histoire

Sur Ortho & Co. on trouve de tout à propos des nouvelles technologies : des tutoriaux pour utiliser au mieux des logiciels grand public, des applications ipad, mais aussi des sites internet.
Celui que je veux vous présenter aujourd’hui mérite vraiment d’être connu car il est d’une grande qualité. Il s’agit du site iletaitunehistoire.com.

C’est un site co-créé par la Maif et Rue Des Ecoles. A l’origine il est destiné aux parents et aux enseignants mais comme je le disais dans la présentation du blog : peu importent les outils, c’est ce que nous en faisons qui les transforme en outils de rééducation.

Donc comme l’indique son nom, « il était une histoire » nous présente des albums et des histoires, des contes et légendes, des fables et poésies, des comptines et chansons, des documentaires.

Tous sont joliment illustrés et il y a possibilité d’écouter le texte en étant simplement visiteur du site.
Si en plus vous vous inscrivez gratuitement, vous pourrez télécharger l’histoire en .pdf (texte et illustrations), télécharger l’histoire en .mp3 (audio), et accéder à plein de bonus (des compléments sur l’histoire, des petits jeux).
Je viens de découvrir par ailleurs en écrivant ce billet qu’il existe sur l’accès enseignant de nombreuses fiches donnant des idées d’activités à faire à l’école, du CP au CM2.

Ses avantages

  • site gratuit,
  • grande qualité éditoriale,
  • mises à jour fréquentes (une nouvelle histoire par semaine au minimum),
  • histoires présentées à l’écrit et à l’oral,
  • mise en page claire et aérée, pas de pub envahissante.

Ses inconvénients

  • pour certaines comptines la voix de la chanteuse et les effets qu’elle lui donne me font vraiment crisser des dents

Comment je l’utilise avec mes patients ?

Une histoire est un support très riche à utiliser en orthophonie. Je ne ferai donc pas la liste de tous les objectifs que l’on peut se fixer avec nos patients mais je vous propose de vous présenter ce que j’ai fait avec Quentin, 6 ans, souffrant d’un retard de langage important (les noms de mes patients sont volontairement modifiés).

Avec Quentin je suis partie de l’histoire « Un hérisson tout mignon« 

Nous avons d’abord écouté le texte à deux reprises, puis je lui ai demandé de me la raconter. J’ai enregistré son récit pour que nous puissions le réécouter plus tard. Nous avons ensuite écouté le texte une nouvelle fois, en regardant l’image cette fois-ci.

Dans l’histoire, certains mots n’étaient pas connus de Quentin, nous avons donc recherché ensemble leur signification, et nous les avons dessinés.

Nous avons aussi profité du texte de cette histoire pour travailler sur la formulation passive. Suite à la phrase : « cette mission nous a été confiée par le roi de la forêt », nous avons imaginé plusieurs missions qui pourraient nous être confiées, et par qui. Nous les avons illustrées et nous avons ensuite joué les petites scénettes dans le bureau (en tirant au hasard une mission chacun son tour).

Par exemple cela donnait des scénettes comme celle-ci :
– « Que fais-tu Quentin ?
– Je range ma chambre.
– Qui t’a confié cette mission ?
– Cette mission m’a été confiée par ma maman. »

Cette histoire a également été à l’origine d’un travail sur le champ lexical des insectes (comme la coccinelle et le papillon du début de l’histoire). J’ai proposé plusieurs activités comme le classement d’images (insecte/pas insecte, qui pique/qui pique pas, qui vole/qui vole pas), et la fabrication de nouveaux insectes bizarres à partir d’une application iPad (Bug Builder).

Enfin nous avons travaillé sur la conscience des rimes. Nous avons écouté chaque phrase de l’histoire, et trouvé la rime. J’ai ensuite proposé 2 autres fins de phrases (sémantiquement correctes) et Quentin devait choisir celle qui rimait également.

Tout ce travail a bien entendu été étalé sur plusieurs séances, et à chaque fois nous commencions par écouter l’histoire.
A la fin de ce travail, j’ai proposé à Quentin de me la raconter à nouveau. Je l’ai enregistré et nous avons écouté les 2 versions de son histoire.

Au final cette histoire m’aura permis de travailler (entre autres…) :

  • l’attention auditive,
  • la structure morphosyntaxique de la forme passive,
  • le champ lexical des insectes,
  • la conscience des rimes,
  • le récit.

Et vous ? Utilisez-vous des histoires avec vos patients en rééducation ? Avez-vous trouvé votre bonheur sur iletaitunehistoire.com ?
Seriez-vous intéressés par le matériel que j’ai créé autour de cette histoire ?

Recherche de différences

L’an dernier, j’ai investi dans un ipad pour mon cabinet. J’en suis encore à expérimenter ses différentes possibilités mais toutes les semaines de nouvelles applications intéressantes sortent sur l’Apple Store.

Ce que je peux vous dire c’est que c’est un outil que j’utilise quasiment au quotidien, avec toutes sortes de patients, des touts-petits jusqu’aux personnes atteintes de maladies neurodégénératives.

(note pour mes lecteurs : je sais qu’il existe des tablettes d’autres marques, mais je ne les ai jamais utilisées, et je ne souhaite parler que de ce que je connais et que j’utilise vraiment).

Aujourd’hui c’est justement d’une application pour adultes dont je voulais vous parler. Et il s’agit tout simplement d’une application de recherche de différences dans des photos.

Je suppose que l’on peut acheter des livres pour faire ça, l’inconvénient étant bien entendu le prix, et l’encombrement (oui, j’ai un tout petit bureau).

On peut également créer ses propres images à partir de photos personnelles ou libres de droit, et en utilisant un logiciel de retouche (comme Gimp par exemple). Le souci c’est que ça prend du temps, et ensuite il faut trouver un mode de présentation, et soit les afficher sur un écran (gare aux traces de doigts), soit les imprimer (mais ça finit par coûter cher en cartouches d’encre).

Bref, l’an dernier je voulais travailler les capacités de discrimination visuelle avec l’un de mes patients cérébrolésés et je n’ai rien trouvé qui fasse l’affaire parmi le matériel que je possédais (images trop enfantines). J’ai fini par utiliser un jeu en ligne sur ce site et j’avoue que ça a fait l’affaire. Le principal inconvénient pour moi étant l’environnement visuel du jeu, beaucoup trop chargé.

J’ai depuis découvert une application ipad qui correspond à ce que je cherche : Find Photo Difference de Lucky Lee Studio (la version gratuite est largement suffisante à mon goût).

Ses avantages

  • interface tactile, le patient n’a qu’à toucher du doigt la différence pour la sélectionner,
  • matériel composé de vraies photos qui peut donc être utilisé avec tous les publics,
  • bonne qualité d’images,
  • recherche d’image chronométrée, avec possibilité d’obtenir du temps supplémentaire si besoin,
  • obtention d’une pénalité si l’on clique quelque part où il n’y a pas de différence (temps en moins),
  • possibilité de choisir l’image sur laquelle on veut travailler.

Ses inconvénients

  • pas de niveaux : certaines images ont 5 différences, d’autres seulement 3 mais ce sont généralement des différences assez fines,
  • précision de l’endroit où cliquer, ce qui entraîne des « fausses pénalités »,
  • application très sensible donc le moindre effleurement de l’écran entraîne un faux clic,
  • pas de possibilité d’arrêter le défilement du temps pour observer les images à loisir.

Comment je l’utilise avec mes patients ?

(je reste toujours à côté pour contrer les effets « faux clics » dont je parlais plus haut)

Pour travailler le lexique dans un champ lexical particulier : je laisse le patient jouer mais je lui demande de verbaliser ce qu’il voit, ainsi que les différences qu’il trouve. On peut préparer au préalable une liste de mots utiles (exemple : tige, pétale, feuille, branche, insecte).

Pour travailler l’orientation et le vocabulaire spatial : je laisse le patient jouer mais je lui demande de verbaliser l’emplacement où se trouve la différence dans l’image (en haut à gauche, au milieu, derrière tel ou tel objet…)

Pour travailler la discrimination visuelle : je laisse le patient jouer, il n’a pas forcément besoin de verbaliser ce qu’il voit, tant qu’il trouve les différences.

Pour travailler le balayage visuel et/ou la fixation : je demande au patient d’analyser l’image en la regardant « ligne par ligne » ou « colonne par colonne ». Je lui impose donc un mode de recherche. (note pour les orthoptistes : je ne cherche pas à vous piquer votre boulot, je suis la première à envoyer mes patients en bilan si je suspecte un trouble neurovisuel. Mais parfois ce n’est pas possible pour le patient/sa famille ou alors les troubles ne sont pas assez importants pour nécessiter une prise en charge spécifique).

Et vous ? Utilisez-vous les recherches de différences avec vos patients ? Dans quel objectif ? Trouvez-vous que l’aspect numérique apporte un plus pour ce genre de travail ?

[Tutoriel] Créer un modèle de document

Aujourd’hui je vais vous parler d’un logiciel que vous connaissez très certainement tous et toutes, et que vous utilisez certainement au quotidien : le traitement de texte.

Alors oui un traitement de texte c’est bien, mais connaitre quelques astuces pour ne pas s’arracher les cheveux quand on l’utilise c’est encore mieux.

Personnellement j’utilise le logiciel Word 2007. C’est une question d’habitude je pense, et puis j’en avais acquis une licence à vie pour peu de frais lorsque j’étais encore étudiante. Bref, libre à vous bien entendu d’utiliser un autre logiciel de traitement de texte, car je pense que mes « astuces » peuvent être adaptés aussi bien sous OpenOffice que sous LibreOffice, ou iWork.

Le traitement de texte est l’un des logiciels que j’utilise le plus souvent. C’est celui dont je me sers principalement pour rédiger mes courriers, mais également mes comptes rendus de bilan. Et ces deux types de documents ont quelque chose en commun : ils sont assez redondants. Enfin je veux dire ils ont une mise en page qui reste toujours relativement stable. Et du coup il y a plusieurs écoles pour garder toujours la même mise en page.

Voici celles que j’ai pu observer chez d’autres orthophonistes :

  • première solution : un jour je créé un premier document. Si j’ai ensuite besoin d’un autre document similaire j’ouvre ce premier document et je le modifie. Si j’ai besoin d’un troisième document similaire j’ouvre au choix le document 1 ou 2 et je le modifie. Le problème avec cette solution c’est qu’il est statistiquement impossible de ne pas un jour ou l’autre écraser un document que l’on souhaitait conserver (c’est à dire enregistrer le nouveau document par dessus l’ancien)
  • deuxième solution : un jour je créé un premier document. Je fais une trame de compte-rendu par exemple, que j’enregistre sous « trame de compte-rendu ». Ensuite à chaque fois que j’ai besoin de rédiger un compte-rendu j’ouvre ce document, je le modifie, et je prends bien soin de le renommer au moment d’enregistrer. Le problème avec cette solution c’est qu’un jour ou l’autre je risque d’enregistrer le CR de l’un de mes patients à la place du modèle, et il faudra tout recommencer (ou au moins passer du temps à supprimer tout le contenu non adapté à un « modèle »).

Car oui, on arrive à la troisième solution

Créer un modèle de document

Sous Word 2007 il s’agit de l’extension .dotx.

Pour le créer c’est très simple : Ouvrez votre logiciel de traitement de texte, et créez un nouveau document, ce sera votre trame.

Au moment de le sauvegarder, choisissez dans le menu déroulant le type de document que vous souhaitez créer (modèle word). Vous avez créé un modèle de document !

 Comment ça marche ensuite ?

Et bien à chaque fois que vous voudrez créer un nouveau document de ce type, vous n’aurez qu’à double-cliquer sur votre modèle. Word vous ouvrira alors un document vierge, sans nom, mais avec la mise en page de votre modèle.

Vous pourrez faire toutes les modifications que vous souhaitez sur ce nouveau document, cela n’affectera pas votre modèle ! Aucun risque non plus d’écraser un fichier important, ni de perdre le fichier (oups, je suis certaine d’avoir enregistré ce compte-rendu mais je ne sais plus où ?? -> ah tiens, après 10 bonnes minutes je viens de le retrouver, il s’appelle « trame de compte-rendu »… que celui à qui ça ne rappelle rien me jette la première pierre).

Si vous souhaitez un jour modifier votre modèle de document il vous faudra faire un clic droit : ouvrir le document.

Vérifiez sur la barre tout en haut de Word que votre fichier à bien une extension de type .dotx. Toutes les modifications que vous ferez alors seront bien enregistrées sur votre modèle (après que vous ayez cliqué sur « enregistrer » bien entendu).

Ces modifications apparaîtront sur les nouveaux documents que vous créerez à partir de ce modèle, mais ne modifieront pas les fichiers déjà créés.

En ce qui me concerne je possède un modèle de courrier avec mon entête, une mention en pied de page sur la facturation (Membre d’une association de gestion…) que je peux supprimer si elle n’est pas nécessaire (c’est toujours plus rapide que de la retaper), un champ qui inscrit automatiquement la date du jour, et les formules de politesse ainsi que mon nom déjà tapés en bas du courrier.

Je possède également un modèle « générique » pour mes comptes-rendus, lequel me sert de base pour créer mes modèles de compte-rendus par pathologie (au nombre de 11 actuellement).

Et vous ? Avez-vous déjà pesté parce que vous aviez écrasé un document important ? Connaissiez-vous l’existence des modèles de documents ? Les utilisez-vous pour faire autre chose en rapport avec la pratique orthophonique ?