Comment être au courant des promos sur les applications ?

Depuis l’ouverture de ce blog, je vous parle régulièrement d’applications ipad.
Certaines sont gratuites, d’autres pas, mais en réalité je n’en ai pas payé beaucoup car la plupart du temps j’attends qu’une application soit en promotion pour la télécharger.
Aujourd’hui je voulais donc vous présenter mes astuces pour être au courant des promos sur les applications.

Faire de la veille en orthophonie

Ma première solution recoupe ce que je disais dans mon précédent billet sur la veille en orthophonie.
Il est possible d’être au courant des promotions en devenant fan de la page Facebook des éditeurs, ou en les suivant sur Twitter (ex : Emmanuel Crombez @abcapplications). De plus certaines infos passent également dans les listes de diffusion, les forums ou sur les blogs (mais plus rarement).
En ce qui me concerne dès que je suis au courant de la gratuité temporaire d’une application (qui pourrait être utile en orthophonie) je m’empresse de twitter l’info.

Aller sur le site de DéclicKids

L’excellentissime site de DéclicKids propose chaque jour la liste des applications pour enfant en promo ou gratuites temporairement. Il est possible de suivre les infos en allant sur le site, ou alors en s’abonnant au compte sur Twitter ou Facebook (et il y aura bientôt une Newsletter il me semble).

Utiliser AppGratuites

L’application AppGratuites présente chaque jour une application gratuite, dans n’importe quel domaine. En allant y jeter un coup d’œil rapide vous saurez si l’application du jour vous intéresse ou pas (en l’occurrence pour celle d’aujourd’hui je ne suis pas inspirée).

Consulter le classement des applications gratuites de l’AppStore

Sur l’AppStore vous pouvez consulter la page des classements, c’est à dire les applications les plus téléchargées de ces derniers temps (jours ? heures ? je n’en sais rien). Or dès qu’une application de qualité devient gratuite temporairement elle est très téléchargée et monte rapidement en tête du classement.
Du coup si vous allez faire un tour sur le classement chaque jour, vous aurez vite une idée des applications qui viennent d’être mises en promo (vous avez également le classement des apps payantes et des apps rentables).
Sur la copie d’écran ci-dessous vous pouvez d’ailleurs voir que l’application « Whale Trail » qui a été promue par le biais d’AppGratuites est en 3ème position aujourd’hui.

Voilà donc les astuces que j’utilise pour connaitre les promotions sur les applications.

N’hésitez pas à partager vous aussi vos trucs dans les commentaires ou sur la page Facebook d’Ortho & Co.

Image iOrtho by Ortho & Co

Edit du 17 juillet 2012 : ajout du paragraphe sur Déclic Kids

Pepi Bath

Vendredi dernier, l’application Pepi Bath était gratuite pour la journée (et vous l’auriez su si vous me suiviez sur Twitter). J’en ai donc profité et je l’ai récupérée, tout en me demandant ce que j’allais bien pouvoir en faire.

L’application est relativement simple, elle se compose d’un écran d’accueil dans lequel vous pouvez choisir votre personnage (garçon ou fille), puis vous propose le choix entre 4 activités : la lessive, la toilette au lavabo, les WC et le bain. Dans chacune de ces activités le joueur va devoir interagir avec le décor et donc le petit garçon ou la petite fille.

Comment je l’utilise en rééducation orthophonique ?

J’ai pris comme objectif la compréhension et surtout la production de pronoms personnels COD et COI pour un petit garçon de 5 ans suivi pour un retard de langage.
Il a donc manipulé l’application et pour chaque activité je l’ai guidé s’il ne trouvait pas ce qu’il fallait faire (assez rare car l’application est bien faite pour les petits) en lui proposant des phrases comme « lave-lui les pieds avec l’éponge ».

A la fin de chaque tableau (on entend des applaudissements et l’icône « maison » en haut à gauche clignote) je lui ai demandé de me raconter ce qu’il fallait faire en proposant la question et le début de phrase suivants : « que fallait-il faire à ce petit garçon ? Il fallait… »
J’attendais les propositions suivantes : le coiffer, le moucher, lui laver les mains, lui couper les ongles…  et je les ai obtenues !

Comme il a adoré le jeu je vais bien entendu lui proposer d’y rejouer la semaine prochaine… en choisissant la petite fille 😉

Les + de l’application :

  • Manipulation très intuitive pour les enfants,
  • Graphismes rigolos et très attirants,
  •  Le fait de pouvoir choisir entre 2 personnages pour effectuer les mêmes actions.

Les – de l’application :

  • Les quelques commentaires prononcés par les personnages ou dans le menu sont en anglais (« thank you »…) (l’application est annoncée comme étant disponible en français sur l’app store mais je n’ai pas trouvé le menu de réglage),
  • Trop court ! J’adorerai avoir plus de tableaux 🙂

Bref une application que je conseille vraiment, surtout que je vais très certainement lui trouver d’autres usages ! D’ailleurs si vous avez des idées je suis preneuse, n’hésitez pas à les noter dans les commentaires ou sur la page Facebook d’Ortho & Co.

Edit du 03 octobre 2012 : je viens de découvrir qu’en plus d’être disponible sur l’Apple Store, il existait aussi une version Android de cette application 🙂

La protection de vos données numériques

Comme nous l’avons vu il y a quelques temps, la grande majorité des orthophonistes est aujourd’hui équipée d’un ordinateur à usage professionnel, sur lequel est au moins installé un logiciel de gestion et de télétransmission. Et qui dit logiciel de télétransmission, dit informations sur les patients, et donc fichier informatique à déclarer à la CNIL.

Or il se trouve que la personne responsable de ce fichier informatique, c’est à dire vous, est aussi obligée de par la loi à prendre toutes les mesures requises contre sa destruction accidentelle ou non autorisée, sa perte accidentelle ou sa modification. Elle se doit également de sécuriser l’accès aux données et de garantir leur intégrité par rapport à d’autres éventuels traitements non autorisés. (Source)

C’est ce dernier point que je souhaitais aborder avec vous ce soir. Il est en effet indispensable que vous preniez des mesures de précautions élémentaires pour protéger les données de vos patients (et les vôtres également par la même occasion).

Configurer un mot de passe au démarrage de votre ordinateur

La première mesure incontournable est la configuration d’un mot de passe au démarrage de votre machine. Si quelqu’un s’introduit dans votre bureau, il ne doit pas pouvoir être en mesure d’accéder facilement à vos données. Cela parait évident, mais je connais bon nombre d’orthophonistes qui ne l’ont pas (encore) fait.

Sous Windows 7 (et certainement les versions antérieures de Windows encore en service, à savoir Vista et XP) le menu se trouve dans : panneau de configuration > comptes utilisateurs > modifier votre mot de passe Windows.

Certains ordinateurs sont également équipés d’un lecteur d’empreinte digitale.

Configurer un mot de passe à l’ouverture de votre logiciel de gestion

De la même manière, vous pouvez configurez un mot de passe supplémentaire qui permet le lancement de votre logiciel de gestion (et en mettre un autre au lancement de l’application iPad/iPhone liée à votre logiciel de gestion).

Crypter les données sur les supports externes

Si vous faites des sauvegardes de vos données (compte-rendus de bilan par exemple) il faut faire en sorte qu’en cas de perte ou de vol de votre clé usb ou disque dur externe (petits et donc plus faciles à faire disparaitre) la personne qui mettra la main sur votre support de données ne pourra pas lire ces dernières.

Pour cela il suffit tout simplement d’installer un logiciel de cryptage, comme par exemple TrueCrypt (voir les conseils d’Orthophonie Libre dans les commentaires de ce billet) ou de configurer votre logiciel de sauvegarde pour qu’il le fasse lui-même (onglet « archive dans Cobian Backup). Là encore, un mot de passe vous sera demandé lorsque vous connecterez le support externe à votre ordinateur.

Préserver la confidentialité de vos mots de passe et codes PIN

Ne laissez pas un post-it à côté de votre ordinateur avec le code porteur de votre CPS !! Dans la théorie votre CPS ne devrait d’ailleurs pas rester dans votre lecteur en permanence, mais devrait être rangée en lieu sûr lorsque vous ne vous en servez pas.
Si quelqu’un s’empare de votre CPS et de votre code porteur qui sait ce qu’il pourrait en faire…

Si vous avez peur de ne pas retenir le code porteur de votre CPS sachez que vous pouvez le changer (contacter l’assistance technique de votre logiciel de gestion pour savoir comment le faire).

Choisir un mot de passe robuste

Comme cela a été signalé dans les commentaires de ce billet, il est important de choisir des mots de passes robustes :

  • avec 8 caractères au minimum
  • contenant des minuscules, des majuscules, des chiffres et des caractères spéciaux,

Plus de données à ce sujet ici.

Protéger vos appareils mobiles

Si vous possédez un smartphone, vous l’avez très certainement configuré pour pouvoir accéder à votre messagerie électronique et éventuellement à votre agenda. De plus vous avez peut-être quelques numéros de patients dans votre carnet de contacts.
Là encore, il va donc falloir mettre en place un code de déverrouillage lorsque votre téléphone sort de veille.

Pour tout vous dire je ne l’avais pas fait sur mon premier smartphone et je me le suis fait voler en soirée (avec tout le reste du contenu de mon sac à main). Les petits malins ont passé quelques heures à appeler l’ensemble des contacts féminins de mon carnet d’adresse. Je peux vous dire que cela m’a bien refroidie (et pourtant aucune donnée professionnelle n’y était stockée).

Pensez tout simplement à votre boîte mail sur laquelle vous recevez des messages reprenant les mots de passe que vous utilisez fréquemment…

Il existe plusieurs sortes de codes de déverrouillage allant d’un code à 4 chiffres à un mot de passe alphanumérique en passant par un schéma de verrouillage (sous android par exemple).

Sous iOs (pour les iphones et les ipad) vous pouvez également installer l’application « localiser mon iPhone » et configurer iCloud pour pouvoir le cas échéant localiser votre appareil, et si nécessaire en effacer toutes les données à distance.

Des contraintes indispensables

Configurer et retenir tous ces mots de passe peut paraître contraignant mais il s’agit vraiment d’une protection de base de vos données, et surtout de celles de vos patients.
Je vous rappelle que vous pouvez tout à fait être poursuivi en justice par des patients si leurs données se retrouvaient dans la nature et que vous n’aviez visiblement rien fait pour les protéger (comment le prouver ensuite dans un sens ou dans l’autre ça par contre je ne le sais pas, il faudrait demander à un juriste).

Mais une protection qui reste relative

Sachez enfin que si quelqu’un cherche vraiment à accéder à vos données il pourra toujours trouver un moyen de contourner les mesures de protection que vous aurez mises en place (pensez à toutes les fictions que vous avez pu lire ou voir).
Ce qui est surtout important c’est qu’un utilisateur lambda ne puisse pas accéder facilement.

Ex : vous laissez tomber votre clé usb dans la rue, quelqu’un (qui n’est pas forcément mal intentionné) la ramasse et la branche sur son ordinateur. Il est hors de question qu’il puisse lire vos compte-rendus de bilan ! Par contre c’est moins gênant s’il formate le disque (=efface toutes les données) et l’utilise ensuite pour son propre compte.

Et vous ? Protégez-vous déjà vos données ?

  • Si oui, comment ?
  • Si non, vous ai-je convaincu de prendre 5 minutes pour configurer tous ces mots de passe ?

(Auteur du pictogramme : Sergio Palao Provenance: ARASAAC (http://catedu.es/arasaac/ Licence: CC (BY-NC-SA)).
Edit du 27 mai : lien vers le logiciel TrueCryp, ajout d’un paragraphe sur le choix d’un mot de passe

Qu’est-ce qu’une tablette numérique ?

Depuis l’ouverture de ce blog je vous ai déjà parlé à plusieurs reprises de l’iPad, en particulier en vous présentant certaines applications que j’utilise en rééducation, du mémory aux livres numériques.

Par contre je n’avais pas encore pris le temps de vous présenter les tablettes tactiles d’une manière générale, et c’est donc l’objectif des prochains billets. Nous y aborderons plusieurs points :

Je vais donc commencer aujourd’hui par vous présenter les tablettes tactiles d’une manière générale.

Historique

La première tablette tactile grand public, l’iPad 1, est apparue sur le marché en 2010. Il s’agit donc d’un produit relativement récent. Elle a été créée comme une sorte de clone géant du smartphone vedette d’Apple, l’iPhone.

Depuis, de nombreuses autres tablettes sont apparues sur le marché, et elles se distinguent essentiellement par leur prix, les composants (stockage, processeur, capteur photo, écran tactile), la qualité de leur finition, le système d’exploitation embarqué (c’est l’interface qui sert à faire fonctionner la machine) et donc les applications compatibles.

Design

Si l’on devait décrire les tablettes tactiles ont pourrait dire qu’elles ressemblent à des écrans d’ordinateur très fins, de la taille d’un cahier de brouillon environ. Elles ont assez peu de boutons (accueil, volume et marche/arrêt), et pas de clavier. Pour les commander vous utilisez l’écran tactile, c’est à dire que vous déplacez vos doigts directement sur l’écran. Selon la marque et le modèle de la tablette, cet écran sera plus ou moins précis et réactif.

Fonctionnalités

Lorsque vous achetez une tablette, elle est livrée avec des composants et des applications (ou programmes) de base. La plupart du temps vous aurez donc :

  • un ou plusieurs capteurs numériques permettant de faire des photos et des vidéos, ainsi que l’application qui va avec,
  • un micro, une sortie audio avec des haut-parleurs et une prise casque, ainsi que des applications permettant de lire de la musique et des vidéos,
  • une puce wifi vous permettant de vous connecter à internet sur les réseaux wifi,  et parfois une connectique 3G pour vous connecter aux réseaux 3G moyennant un abonnement chez un opérateur téléphonique, ainsi qu’un navigateur internet,
  • des applications « de base » comme sur les smartphones :  courrier électronique, agenda, contacts, notes,
  • des options de réglage vous permettant de gérer les différentes options de votre appareil,
  • un accès à la boutique d’applications correspondant au système d’exploitation de votre tablette (App Store d’Apple pour iOs, Google Play Store de Google pour Android, App World de BlackBerryMarketplace de Windows) vous permettant d’installer de nouvelles applications directement à partir de la tablette.

Toutes les applications se présentent sur votre écran d’accueil sous forme de petites icônes. Vous avez la possibilité d’organiser ces icônes selon votre envie sur la surface d’affichage et ainsi de personnaliser l’utilisation de votre tablette.

La première tablette sous Android 3.0 par lefigaro

Choisir une tablette

Il existe en ce moment pléthore de tablettes sur le marché mais toutes ne se valent pas. Sachez tout d’abord qu’il vaut mieux éviter d’acheter les tablettes premier prix. En effet elles sont souvent de mauvaise qualité (écran tactile peu réactif, processeur peu puissant, très peu d’applications disponibles, faible autonomie de la batterie…)

Concentrez vous sur des marques que vous connaissez, et que vous savez être de qualité, soit dans le domaine des ordinateurs (par exemple Acer, Apple, Samsung, HP), soit dans le domaine des téléphones portables (comme BlackBerry, Sony, …). Notons que ces constructeurs œuvrent de plus en plus dans les deux domaines, la tablette numérique étant un hybride de ces technologies.

Ensuite si vous souhaitez acquérir une tablette je pense que votre choix doit être guidé par vos objectifs et par les applications qui vous intéressent. Si par exemple vous souhaitez utiliser un système ouvert choisissez une tablette avec le système d’exploitation Android, si par contre vous avez un iPhone et que vous avez déjà des applications qui vous plaisent, prenez un iPad, cela vous permettra de les utiliser sur un écran plus grand en rééducation.
Dans tous les cas n’achetez pas sur catalogue et prenez le temps d’aller manipuler l’objet de votre désir en boutique (sans trop vous laisser influencer par des vendeurs pas toujours bienveillants).

Photo : http://www.reviewer.fr/

Livres numériques pour enfants 2/2

Comme promis la semaine dernière, voici les autres livres numériques que j’utilise en rééducation actuellement :

Le Chaperon Rouge de Grimm par StoryToys (2,99€)

Il s’agit ici d’un livre pop-up interactif. L’histoire du petit chaperon rouge a été légèrement détournée mais l’interactivité est vraiment au rendez-vous dans cette application. Le lecteur alterne entre des pages de texte (sur un fond digne des traditionnels livres de contes) et des pages « pop-up » où il est invité à interagir avec les élements de l’histoire.

Au niveau des menus on a un sommaire, la possibilité d’écouter l’histoire racontée par une narratrice, de voir les pages se tourner toutes seules, et d’activer ou pas la musique.

Raiponce de Grimm par StoryToys (2,99€)

Il s’agit de la même édition que l’application précédente, avec les mêmes points positifs et négatifs, à savoir une interactivité importante mais une qualité des illustrations que je trouve moyenne.

Le + en rééducation : les séquences d’interaction avec l’histoire permettent de travailler sur la compréhension syntaxique, et en particulier la séquentialité.

La petite pièce de Gus de Zanzibook (0,79€, en promo)
Il s’agit d’un album illustré racontant l’histoire d’une pièce de monnaie qui parcourt le monde de poche en poche avant de revenir chez son premier propriétaire. L’album est relativement long et n’est pas interactif. Par contre le texte est affiché et peut-être raconté par le narrateur ou pas, en français ou en anglais. Des chansons originales ponctuent également le récit.
J’aime beaucoup les illustrations de cet album, qui a un univers me faisant penser à celui du Petit Nicolas (je pense que c’est voulu). Par contre je trouve que la voix du narrateur lorsqu’il fait parler la petite pièce est excécrable, je préfère donc la version sans narration même si du coup on ne peut pas entendre les chansons.

Le + en rééducation : le texte est assez court sur chaque page mais l’histoire est relativement longue. Du vocabulaire spécifique est proposé pour chaque pays visité par la petite pièce.

Antiproblémus veut sauver la terre de La souris qui raconte (3,99€)

Encore un album illustré pour les plus grands cette fois-ci. L’histoire est celle d’un extraterrestre qui veut aider les terriens à résoudre leurs problèmes (pollution, guerre, déforestation, déforestation, vente d’armes, délocalisations…) L’histoire est écrite (mais peut-être pas de manière très adaptée aux dyslexiques car le texte est souvent penché, et la taille de la police n’est pas constante d’un mot à l’autre) et elle peut être lue par un narrateur. Le graphisme devrait plaire aux plus âgés (fin de primaire, début de collège). A noter qu’il n’existe pas de menu permettant de couper la musique et les effets sonores de l’application.

Le + en rééducation : c’est un livre qui permet d’amener le débat avec les plus grands autour de problématiques complexes. Il peut servir de base à un travail d’organisation et d’expression de ses idées.

Comment je suis devenue enquêteuse de Zabouille Editions (1,99€)

Cette fois-ci il ne s’agit pas d’une application mais d’un livre, disponible sur l’iBooks Store. Lucie a 7 ans et mène des enquêtes au sein de son entourage. Le livre est illustré et le lecteur suit l’une des enquêtes de Lucie de près puisqu’il est invité à compléter au fur et à mesure un carnet d’enquête en répondant à des questions de compréhension. Les indices sont cachés dans le texte mais aussi dans les illustrations. L’histoire est répartie sur 5 chapitres assez courts. L’interface d’iBooks permet d’annoter le texte, de mettre un marque-page, de faire une recherche dans le texte ou encore de modifier la taille de la police.

Le + en rééducation : le carnet d’enquête est vraiment bien fait et pose les bonnes questions de compréhension. A la fin de l’histoire il y a possibilité de comparer son carnet d’enquête avec celui de Lucie et donc de voir quelles sont les parties qui ont été mal comprises.

Livres numériques pour enfants 1/2

J’ai dans mon bureau une petite collection de livres que j’utilise en rééducation, notamment une série de Tchoupi que j’avais achetée pour une formation de français signé. Malgré tout il faut que je me rende à l’évidence, même si j’adore la littérature enfantine je ne vais pas pouvoir charger mon armoire de livres au risque de ne plus avoir de place pour le reste de mon matériel de rééducation. Heureusement, il me reste l’ipad et les livres numériques.
J’ai donc quelques ouvrages sur les étagères de ma tablette que je me propose de vous présenter aujourd’hui et vendredi prochain.

Je suis qui moi ? de Apps of all nations (gratuit)

C’est l’histoire d’un petit lapin qui se demande qui il est. Il se compare à différents animaux pour essayer de trouver ses origines.

Les illustrations d’Ursula Schmidt sont très belles et l’application est interactive : les enfants peuvent cliquer sur plusieurs éléments de l’image statique pour déclencher des animations et des sons.

Au niveau des menus on peut choisir la voix du narrateur (enfant, adulte, ou pas de narration), activer ou pas la musique de fond, laisser les pages se tourner seules ou pas, et utiliser un microphone pour enregistrer soi-même l’histoire.

Le + en rééducation: la structure des phrases est redondante d’une page à l’autre ce qui est plutôt pratique, que ce soit avec des petits en rééducation de langage ou des plus grands apprentis lecteurs.

Le petit escargot de Rye (gratuit)

C’est l’histoire d’un petit escargot qui en a marre de porter sa coquille sur son dos. Il rencontre une chenille puis un ver de terre et demande à sa mère pourquoi eux n’ont pas besoin de coquille pour se protéger.
Les illustrations sont jolies et la voix de la conteuse est très agréable. Par contre cela reste un livre d’images, il n’y a pas d’interactions possibles pour les enfants dans l’application.
En ce qui concerne les menus il y a possibilité d’entendre ou pas la voix de la conteuse, de laisser les pages se tourner seules ou pas, et de voir le texte intégral de l’histoire en plusieurs langues.

Le + en rééducation : on peut essayer de trouver pourquoi les autres animaux n’ont pas besoin de coquille.

Pénélope à la ferme de Gallimard Jeunesse (3,99€)

Cette application est un vrai bijou d’interactivité pour les petits. Pénélope se promène dans la ferme et les enfants sont amenés à effectuer plusieurs actions pour l’aider dans ses tâches quotidiennes (retrouver les bébés, nourrir les animaux…) Le texte est écrit à chaque fois mais est automatiquement lu par la narratrice qui donne aussi les consignes pour aider Pénélope.

Le + en rééducation : on peut guider l’enfant avec des termes topologiques pour la recherche des bébés animaux ou du doudou de Pénélope (en lui faisant nous raconter où ils étaient cachés). Très riche au niveau du lexique (bébés animaux, alimentation…)

Le garçon qui criait au loup de Fairy Tale (0,79€)

Il s’agit de l’histoire classique tirée des fables d’Esope.
L’application ne propose aucun réglage, ni la possibilité de se faire lire l’histoire par un narrateur, ni celle de couper la musique qui est un peu répétitive. Par contre les dessins sont sympathiques et de nombreux éléments des décors sont cliquables. Enfin il est à noter deux belles fautes d’accord sur les deux dernières pages qui feront crisser des dents les plus puristes.

Le + en rééducation : comme pour toutes les fables c’est surtout le débat qui aura lieu autour qui est intéressant.

Livre promenade magique – Ma ville – de Wonderkind (0,79€)

Pas de texte ici mais trois tableaux animés dans lesquels de nombreuses animations se cachent. Un bon prétexte pour découvrir et raconter et une application dont j’aime beaucoup les graphismes.

Le + en rééducation : le travail possible sur les prépositions, le lexique, la temporalité, l’exploration visuelle.