[Tuto vidéo] Créer un exercice avec l’outil de présentation de Libre Office

Dans l’article sur l’usage du clavier, j’avais pour ceux qui s’en souviennent proposé un petit exercice dans lequel il s’agissait de compléter un questionnaire sans se servir de la souris. J’avais profité de l’exercice pour poser la question suivante : « Quel sujet aimeriez-vous que j’aborde sur Ortho & Co ? » et parmi les réponses, quelqu’un avait noté « ppt et openoffice ».

C’est vrai que moi aussi j’ai toujours rêvé de savoir créer des présentations comme celles d’Agnès Desjobert, Christine Bathélémy et tant d’autres que l’on trouve régulièrement en partage sur pontt.

Sauf que je ne savais pas faire…

J’ai donc pris mon courage à deux mains, et j’ai commencé à farfouiller dans les différentes possibilités du logiciel (et tant qu’à commencer de zéro, j’ai choisi la suite Libre Office). Autant vous dire que j’ai eu du mal à trouver certaines options (mais comment faire pour qu’un clic sur le fond de la diapo ne mène pas automatiquement à la diapo suivante ?) et donc pour vous simplifier la vie si jamais vous souhaitez vous aussi créer des présentations, je vous ai préparé un petit tutoriel vidéo.

A priori cela fonctionne presque de la même façon avec le logiciel PowerPoint de Microsoft et avec l’outil de présentation d’Open Office donc vous devriez pouvoir vous y retrouver même si vous n’utilisez pas Libre Office (bien que je vous encourage vivement à le télécharger).

Ah et si vous ne l’avez pas vu, j’ai fait il y a quelques temps un petit article pour Pontt sur le logiciel Kid Key Lock, qui permet de bloquer ponctuellement l’usage de certains boutons de la souris. C’est le parfait complément à toute présentation !

A vous de jouer !

Si vous vous lancez dans la création d’une présentation et que vous êtes bloqué n’hésitez pas à me poser des questions sur l’utilisation du logiciel, je me ferai un plaisir d’y répondre.

Vous pouvez également vous servir des commentaires, de la page Facebook ou même de Twitter pour me faire des propositions d’articles ou de tutoriels.

Sondage Twitter

Bonjour à tous !

Pour commencer je souhaitais vous remercier pour votre participation à ce sondage. Entre lundi 20 et vendredi 24 août 2012, vous êtes très exactement 103 à avoir répondu à mes questions ! C’est bien plus que ce à quoi je m’attendais, et cela prouve surtout que les orthophonistes francophones sont intéressés par cet outil formidable qu’est Twitter !

Trève de suspense, voici donc les résultats, en images.

Q1 : Quels sont vos hashtags préférés pour l’orthophonie francophone ?

C’est donc le hastag #orthotwit qui l’emporte haut la main avec 29% des voix, soit 44 des participants. C’est ce hashtag que j’utiliserai désormais pour transmettre des tweets à la communauté des orthophonistes et logopédistes francophones.

Q2 : Seriez-vous intéressé(e) par des sessions de livechat consacrées à l’orthophonie francophone ?

Près de la moitié des participants ayant répondu positivement à cette question je pense que là aussi le message est clair ! Si certains d’entre-vous sont motivés pour gérer l’organisation de ces sessions de livechat n’hésitez pas à me contacter. De mon côté je ne pourrais pas gérer cela avant le milieu du mois de septembre.

Q3 : Si oui, quels thèmes souhaiteriez-vous aborder ?

Voici la liste des différents thèmes qui ont été évoqués :

  • prises en charge : rythmes, spécificités de certaines pathologies ou situations (ex : handicap, bilinguisme), de certains domaines du langage (ex : récit)
  • approches thérapeutiques : gestion mentale, DNP…
  • nouvelles technologies : réseaux sociaux, tablettes, programmes en ligne, aides technologiques dyslexie-dysorthographie…
  • gestion du quotidien : conflit avec le patient, détresse du patient, guidance…
  • gestion administrative : URSSAF, Carpimko, maternité, remplacement, CPAM, gestion comptable
  • création de matériel, d’outils thérapeutiques
  • formations
  • édition orthophonique
  • humanitaire
  • terminologie
  • enjeux politiques et salariaux de la profession
  • évaluation des pratiques
  • troubles neuropsy et orthophonie
  • comparaison des pratiques dans les différents pays francophones

Q4 : Avez-vous d’autres idées pour développer la twittosphère de l’orthophonie francophone ?

  • utiliser le hastag #logortho -> j’ai expliqué dans les commentaires pourquoi il n’apparaissait pas dans le sondage. Laissons la possibilité aux personnes du site logortho.net d’utiliser ce hashtag si elles le souhaitent,
  • utiliser le hastag #orthofun -> libre à vous, ce n’est pas parce qu’il y a eu un vote qu’aucun autre mot-clé ne peut être utilisé,
  • afficher le conseil de la journée ou de la semaine -> si quelqu’un veut se lancer !
  • développer une veille informative de qualité,
  • respecter la pluralité des approches et des points de vue,
  • ajouter un pointe d’humour et de fun tout en restant professionnel -> n’oubliez pas que Twitter est un lieu public, tout ce que vous y direz pourra être retenu contre vous 🙂

Voilà pour les résultats, je vous remercie encore une fois pour votre participation et pour toutes vos idées et je vous dis à très bientôt sur Twitter avec le hastag #orthotwit !

Ephéméride à imprimer

Le mois dernier j’ai fabriqué un éphéméride pour l’une de mes patientes atteinte de la maladie d’Alzheimer. En effet, elle commence à être désorientée dans le temps et sa belle-fille, qui habite avec elle, m’a demandé pourquoi elle ne savait jamais la date du jour, alors qu’elle regardait le journal quotidiennement.
Je lui ai donc proposé d’utiliser un éphéméride, sur lequel la date sera plus facilement lisible que dans un petit coin du journal (sans compter le fait d’être actif pour effectuer la mise à jour de cet éphéméride chaque matin).

La phase de création

J’avais déjà en tête le type d’éphéméride qui pourrait convenir à cette dame, et je me suis dit que je pouvais très bien le fabriquer moi-même, dans Inkscape.
En effet, je voulais quelque chose de relativement neutre, avec des codes couleurs pour les jours de la semaine, les numéros des jours, les mois et les années. Je voulais également que la police soit bien lisible, la plus large possible par rapport à la place disponible.

Si vous êtes intéressé par cet éphéméride, vous pouvez le télécharger au format .pdf (Licence: CC (BY-NC-SA)) en cliquant sur l’image. Il suffit ensuite de l’imprimer, de plastifier les 3 pages, et de découper l’ensemble des petites étiquettes des pages 2 et 3. En ce qui me concerne j’ai gardé la page du support au format A4..
J’ai ensuite fixé du velcro autocollant sur le support (dans les cases de couleur) et derrière chacune des étiquettes.

Comment je m’en sers avec ma patiente ?

Nous commençons toujours par trier les étiquettes par couleur. Ensuite, je lui demande de sérier les étiquettes des jours de la semaine. Nous choisissons celle qui correspond à la date du jour, et nous la plaçons sur la feuille du support de l’éphéméride. Nous faisons ensuite de même pour les numéros des jours, les mois, et les années.

Parfois nous faisons un classement décroissant pour les numéros des jours et d’autres fois nous essayons de compter de deux en deux ou de trois en trois.

Il m’arrive également de mettre sur la feuille du support la date de la veille, et de demander à ma patiente de préparer directement les bonnes étiquettes correspondant à la date du jour. Dans l’idéal, c’est ce que j’aurais aimé qu’elle fasse quotidiennement chez elle avec l’aide de sa belle-fille. Mais malheureusement, malgré mes encouragements et la demande initiale qui provenait justement de son entourage, je n’ai pas l’impression que ce soit le cas.

Et vous ? Comment utiliseriez-vous un tel matériel ? Seriez-vous intéressé par les fichiers .svg (format Inkscape) afin de pouvoir modifier cet éphéméride comme vous le souhaitez ? (couleurs, police…)

5 bonnes raisons de s’inscrire sur Twitter en tant qu’orthophoniste

Sur ce blog je vous ai déjà parlé à plusieurs reprises de Twitter, l’un des réseaux sociaux « à la mode ». Plusieurs d’entre-vous m’ont interpellée à ce sujet « Twitter, on connait de nom, mais comment ça marche et quel en est l’intérêt ? ».

Sachez tout d’abord que Twitter est un service de micro-blogging, c’est à dire un outil qui permet de poster des messages courts (140 caractères max).

Ces messages sont publics, donc n’importe qui peut les lire (même s’il n’est pas inscrit sur Twitter), et ils apparaissent à la fois sur votre profil et dans la timeline (fil d’actualité ou TL) de vos abonnés.

Comment s’inscrire sur le réseau ?

Dans le numéro 317 de l’Orthophoniste (le périodique de la FNO), le fonctionnement technique de Twitter a été très bien expliqué (p.23 et suivantes), je vous renvoie donc vers votre magazine pour en comprendre tous les rouages. Et pour ceux qui n’ont pas le magazine sous la main (ou qui ne sont pas abonnés) vous pouvez suivre le tutoriel du site du Zéro.

5 bonnes raisons de s’inscrire sur Twitter en tant qu’orthophoniste

De mon côté je voulais plutôt aborder les intérêts pratiques du réseau social pour les orthophonistes. En effet, j’ai remarqué que de nombreux orthophonistes avaient créé un compte à l’occasion de notre bataille pour le master (cf. point n°2 ci-dessous) mais ne s’en servaient plus. Or il existe bien des manières d’utiliser Twitter pour un usage professionnel !

1. C’est un outil de suivi des actualités orthophoniques institutionnelles : en s’abonnant aux comptes de la FNO (@orthophonistes) et de votre syndicat régional (ex : @Elsassortho) vous pouvez obtenir rapidement toutes les nouvelles infos,

2. C’est un outil de pression envers les politiques : comme on l’a vu lors de la bataille pour le Master, Twitter a permis d’interpeller directement les politiques, et d’alerter les médias sur notre situation. Il nous a permis d’avoir une présence permanente, même si nous ne pouvions pas manifester dans les rues tous les jours de la semaine.

3. Twitter vous permet d’entrer en contact avec d’autres orthophonistes du monde entier. Les orthophonistes anglophones (Speech and Language Pathologists ou SLP) se sont regroupés sous l’appellation #SLPeeps. En lançant une recherche sur ce mot-clé vous trouverez de nombreux SLPs et vous pourrez participer à leurs discussions. Plusieurs fois par an sont également organisés des #SLPchat, des discussions « cadrées » entre tous les SLPeeps, discussions orientées à chaque fois sur un thème choisi et annoncé à l’avance.
Vous pouvez également lire le blog de Tanya Coyle (en anglais), une orthophoniste canadienne qui parle des intérêts de Twitter pour développer son PLN (Professional Learning Network)

4. Twitter vous permet de suivre en direct le contenu de conférences. Certains orthophonistes (plutôt des orthophonistes anglophones pour l’instant) pratiquent le « live tweet ». C’est à dire qu’ils tweetent en direct les informations clés d’une conférence. C’est une façon pour eux de prendre des notes, et pour nous de nous tenir au courant des dernières avancées dans un domaine, sans pour autant avoir besoin de nous déplacer physiquement pour participer à ces conférences.
Lorsqu’on « live tweet » on décide à l’avance du mot-clé qui sera utilisé, et tous les tweets en rapport avec cette conférence contiendront ce mot-clé (ex : #orthobichat pour les entretiens de Bichat 2012). Il est ensuite fréquent de faire une sorte de résumé de la conférence (exemple avec celui de la « Social Thinking Provider’s Conference 2012 » )

5. Twitter vous permet de facilement partager des liens avec vos abonnés. Que ce soit des articles de journaux ou de blogs, des informations sur des conférences, des promotions temporaires sur du matériel ou des applications, peu importe, cela rentre facilement en 140 caractères (surtout avec les raccourcisseurs d’URL).

Un outil de développement professionnel continu

Au final Twitter est un formidable outil de développement professionnel. Depuis que j’ai ouvert mon compte il y a un peu plus de 6 mois j’ai lu des dizaines d’articles intéressants sur l’autisme, la dysphagie, ou l’enseignement spécialisé. Je sais comment notre profession fonctionne dans d’autres pays, et donc comment nous pourrions essayer d’évoluer (ou au contraire ce qu’il faudrait arriver à éviter).

Je pense même que c’est un outil qui pourrait faire partie du Développement Professionnel Continu des orthophonistes (le fameux DPC), et je suis d’ailleurs prête à en débattre avec les autorités compétentes !

Et si on choisissait notre hashtag (= mot-clé) ?

Au final les orthophonistes français sont encore peu nombreux sur le réseau à twitter professionnellement et c’est bien dommage. Nous sommes d’ailleurs tellement peu nombreux que nous ne nous sommes pas encore approprié de mot-clé !

Edit du 24 août 2012 : un sondage a été lancé et c’est le mot-clé #orthotwit qui en est sorti vainqueur 🙂

A noter aussi un billet de Fany Wavreille sur son excellent blog.

Et vous ?

Avez-vous d’autres idées de mot-clé pour les orthophonistes et logopédistes francophones ? Êtes-vous intéressés par une inscription sur Twitter ?
Dans tous les cas n’hésitez pas à donner votre avis ou à poser vos questions dans les commentaires, je me ferai un plaisir de répondre à chacun d’entre vous 🙂

Tablette tactile et comptabilité

Vous vous posez la question d’acheter une tablette tactile mais vous ne savez pas comment elle rentrera dans votre comptabilité ?

Voici les informations que mon association de gestion m’a transmises concernant à la fois la tablette en elle-même, les applications et les accessoires.

Amortir l’achat de la tablette

– Si la tablette coûte moins de 598€ TTC alors vous pouvez en déduire immédiatement le prix d’achat dans vos charges de l’année en cours, poste « Petit Outillage » (attention il s’agit du prix de la tablette seule, sans compter les accessoires, ni l’extension de garantie éventuelle).

– Si la tablette seule coûte plus de 598€ TTC alors son amortissement doit être égal à sa durée de garantie (ex : Apple garanti son iPad un an donc il faut choisir un amortissement de 12 mois). Si vous prenez une extension de garantie alors vous amortissez votre tablette sur la durée totale de garantie (ex : 1 an de garantie constructeur + 1 an d’extension de garantie = amortissement sur 24 mois).

En ce qui concerne votre amortissement il faut choisir un mode linéaire, avec un taux de 100% pour un amortissement sur 12 mois, 50% pour un amortissement sur 24 mois.

[Attention : apparemment il s’agit d’un « nouveau » mode de calcul. En effet il y a un peu plus d’un an lorsque j’avais acheté mon iPad on m’avait dit de faire un amortissement dégressif sur 3 ans (donc ne vous inquiétez pas si c’est que que vous aviez fait il y a quelques temps).]

Les applications

Les applications sont considérées comme des logiciels, et comme elles coûtent moins de 598€ TTC (sauf exceptions) elles rentrent directement en comptabilité dans le poste « petit outillage ».

Les accessoires

Les accessoires comme les housses, les claviers sans fils, les chargeurs de rechange, etc… sont considérés comme du « Petit outillage » également.

Pour finir

La comptabilité n’étant pas mon métier, n’hésitez pas à me signaler dans les commentaires toute erreur dans cet article, ou toute évolution de la législation dont je n’aurais pas connaissance.

Si vous avez été intéressé par cet article n’hésitez pas à le partager sur Facebook, Twitter, ou même par email !

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Enregistrer sa voix avant la laryngectomie

Le fait de perdre sa voix de manière définitive est plus traumatisant qu’il n’y parait au premier abord.

Il y a certes le handicap social, le fait de ne plus pouvoir participer aux conversations, de ne plus pouvoir s’exprimer que par écrit ou par gestes. Mais il y a aussi des aspects psychologiques, une perte d’identité, aussi bien pour le locuteur que pour ses interlocuteurs.

Comme nous sommes sur un blog consacré aux nouvelles technologies et à l’orthophonie nous pourrions parler de synthèse vocale, ces programmes qui parlent avec une voix préenregistrée. Mais quid de la voix propre du locuteur ? De sa hauteur vocale, de son accent régional (voire de son utilisation du patois ?).

La semaine dernière encore, l’un de mes patients me confiait que l’un de ses plus grands rêves était de pouvoir réentendre sa voix. Ce monsieur souffre d’une SLA, il a été trachéotomisé pour pouvoir bénéficier d’une assistance respiratoire et ne peut donc plus parler. Par contre il lui est tout à fait possible d’utiliser de temps en temps une valve de phonation qui lui permet d’utiliser sa voix, dans la limite de ses capacités respiratoires.

A côté de cela un cancer ORL vient d’être diagnostiqué chez l’un membre de ma famille. Ce dernier doit subir une laryngectomie totale dans moins d’un mois.
Il possède toutes ses capacités cognitives, sera capable d’utiliser les gestes et le langage écrit dans un premier temps, et d’apprendre la voix œsophagienne par la suite, mais il ne ré-entendra plus jamais sa voix.

En tant qu’orthophoniste je ne pouvais pas laisser passer cela et regretter dans quelques temps que rien n’ait été fait.

J’ai donc pris mon dictaphone et j’ai traversé la France pour le rejoindre le temps d’un we.

Créer une liste de mots et l’enregistrer

Ensemble, nous avons établi la liste des mots ou expressions qu’il souhaitait enregistrer. Cette liste de 250 mots environ est relativement courte, car nous n’avions pas du tout comme objectif d’être exhaustifs. Nous voulions simplement que lui et ses proches puissent réentendre sa voix de temps en temps. C’est par exemple un grand joueur de tarot et nous avons donc enregistré tout le vocabulaire relatif aux annonces.

A la fin du we j’ai transféré l’ensemble des fichiers audios sur mon ordinateur pour pouvoir y effectuer le post-traitement (tuto à venir), mais aussi pour en avoir une copie de sauvegarde. Je lui ai également laissé le dictaphone pour qu’il puisse continuer à faire des enregistrements. Que ce soit la suite de la liste de mots, des phrases, des souvenirs, peu importe finalement, il s’agit de conserver une partie de lui à laquelle il n’aura plus accès par la suite.

Qu’allons-nous faire de ces fichiers audios ?

Bonne question. Pour l’instant les choses ne sont pas tout à fait décidées. Nous avons testé différentes applications iPad permettant de créer des « cartes » associant une image (photo ou picto) à un son. Aucune d’entre elles ne nous a vraiment convaincus (soit les interfaces sont peu flexibles, soit elles sont en anglais) mais nous avons encore le temps avant de nous décider.
Étant donné qu’il ne s’agira pas de son moyen de communication principal mais plus d’un « confort », rien n’est vraiment urgent, à part enregistrer les échantillons de voix.

Les bénéfices de l’enregistrement

Je ne sais pas encore très bien quels seront les bénéfices futurs de ces enregistrements mais j’ai d’ores et déjà remarqué plusieurs choses :

  • le temps des enregistrements a été un moment précieux, un moment d’échange comme nous n’en avions eu que très peu jusqu’à maintenant,
  • la constitution de la liste a permis à chaque membre de la famille de s’impliquer, et de réaliser à quel point perdre sa voix pouvait être traumatisant,
  • lui a pu commencer à faire le deuil de sa voix,
  • si on met en place des choses pour le post-opératoire c’est qu’on est dans une dynamique positive, on ne pense pas à ce qui pourrait mal se passer pendant l’opération, on anticipe
  • enfin cela lui a permis aussi de me poser toutes les questions qu’il voulait à propos de l’opération, de la période post-opératoire, et de l’apprentissage de la voix œsophagienne.

Bref, à mon petit niveau j’ai eu l’impression de l’aider à être un peu plus serein par rapport à ce qui va lui arriver.

J’encourage donc toutes les personnes qui sont amenées à perdre leur voix, et leurs familles, à réaliser des enregistrements. Après l’opération il sera trop tard.

Réentendre sa voix est possible, il faut juste anticiper !