[Tutoriel] Utiliser TrueCrypt pour protéger vos données sur clé usb

Vos données numériques sont importantes, très importantes. Je vous rappelle que vous n’êtes pas à l’abri d’un crash d’ordinateur, d’un vol ou d’un mug de thé renversé sur votre ordinateur.

L’un des premiers billets de ce blog concernait donc la configuration de sauvegardes automatiques à l’aide du logiciel Cobian Backup (nota : je vous conseille aussi de faire régulièrement des sauvegardes de vos tablettes (voir cet article pour la procédure iPad), en particulier avant d’appliquer des mises à jour majeures.)

Dans un billet plus récent sur la protection de vos données numériques j’insistais également sur le fait que vos clés usb et disques durs externes devaient être cryptés. Nous allons donc voir aujourd’hui comment le faire à l’aide du logiciel TrueCrypt (gratuit et open-source).

Installation de TrueCrypt

Pour cela commencez par télécharger la dernière version du logiciel TrueCrypt et installez-le (l’installation ne devrait pas poser de problème).

Téléchargez également par la même occasion le pack de traduction française, et dezippez-le dans le répertoire dans lequel vous avez installé le logiciel.

Vous pouvez ensuite lancer TrueCrypt et vous rendre dans le menu Settings > Language pour choisir le français comme langue d’utilisation.

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Procédure de cryptage

Nous allons maintenant configurer le logiciel pour qu’il crypte votre clé usb. Pour cela commencez par la brancher à votre ordinateur.

Cliquez ensuite sur le bouton « Créer un volume ». Choisissez la 2ème option : « chiffrer une partition/un disque non système ».

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Sur l’écran suivant vous pouvez choisir « Volume TrueCrypt standard », sauf si vous avez peur de vous faire voler vos données par extorsion, auquel cas vous ne seriez sûrement pas en train de lire ce tutoriel…

Dans la fenêtre « Emplacement du volume », cliquez ensuite sur « Périphérique » et sélectionnez votre clé USB (ici celle qui apparait sous la lettre G:).

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La fenêtre suivant n’a pas été traduite, il s’agit de choisir l’option : « Create encrypted volume and format it ». Attention, toutes les données qui sont contenues sur votre clé usb seront effacées. Assurez-vous d’avoir une clé vide, ou d’avoir des copies de vos documents ailleurs.

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Concernant les formats de cryptage je n’y connais pas grand chose, j’ai donc choisi de laisser les réglages par défaut : algorithme de chiffrement AES et algorithme de hachage RIPEMD-160.

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Après avoir validé l’écran suivant il s’agit maintenant de choisir le mot de passe qui vous permettra d’accéder aux données de votre clé usb. Attention, si vous perdez ce mot de passe vous ne pourrez plus accéder à vos données. Choisissez un mot de passe robuste contenant des majuscules, des minuscules, des chiffres et des caractères de ponctuation.

Un petit « jeu » vous est proposé à la page suivante : il s’agit de bouger votre souris le plus aléatoirement possible dans la fenêtre, afin d’accroître la force cryptographique des clés de chiffrement. Une fois que vous en avez marre, cliquez sur « Formater ».

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Une alerte vous rappellera alors que tous les fichiers actuellement sur la clé seront supprimés. Validez.

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Patientez le temps du formatage de votre clé, cela peut durer une bonne dizaine de minutes ou plus. Validez le message qui apparaît à votre écran et cliquez sur « Terminer ».

Utilisation de la clé au quotidien

Pour utiliser votre clé à partir de maintenant, branchez-la sur votre ordinateur et lancez le logiciel TrueCrypt. Cliquez sur « Montage automatique », et tapez votre mot de passe. Votre clé sera prête à être utilisée à partir de la lettre qui apparaît dans Truecrypt (ici M:).

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Une fois que vous avez terminé d’utiliser votre clé, retournez dans Truecrypt et cliquez sur « Démonter ». Vous pouvez ensuite éjecter votre clé de la manière habituelle.

Stockez vos sauvegardes à l’abri

Parmi les mesures de précaution que je vous suggère d’adopter, pensez également à conserver les différentes copies de vos documents dans des lieux différents. Si par exemple vous laissez votre ordinateur au bureau alors emportez la clé usb avec vous, et inversement. Je sais que ça n’arrive qu’aux autres mais vous éviterez les désagréments liés à la perte de vos données en cas de cambriolage ou d’incendie…

Voilà, j’espère que ce tutoriel vous sera utile, ainsi que celui sur les sauvegardes. N’hésitez pas à les partager avec vos collègues, vous leur simplifierez peut-être la vie en cas de panne d’ordinateur…

Comment transférer ses données d’un iPad vers un autre ?

La petite histoire

Cela fait maintenant environ 2 ans que j’ai acheté mon premier iPad, et ce blog aura 1 an dans quelques semaines (d’ailleurs si vous avez des idées pour célébrer ce bloganniversaire je suis preneuse).

A l’époque, j’avais choisi un iPad 2, avec 32Go de mémoire et une connectique WIFI+3G. Oui mais voilà, depuis environ 4 mois, en fait depuis le passage à iOS 6 (que je conseille vivement à tous), je n’ai plus 1Mo de disponible sur ma tablette. Cela signifie que je ne peux plus mettre à jour mes applications, que je ne peux plus en acheter de nouvelles, et que je ne pourrai pas faire les futures mises à jour d’iOs.

J’ai bien pensé à supprimer toute la musique, toutes les vidéos, toutes les photos… mais en fait je n’en ai pas, cela fait bien longtemps que mon iPad ne contient plus que des applications ! Bref il a fallu me rendre à l’évidence il était temps de changer de machine !!

Chose faite depuis le week-end dernier, je viens donc d’investir dans un iPad 4 avec 128Go de mémoire, cette fois-ci je devrais avoir de la marge !! J’ai laissé de côté la connectique 3G, car comme je le disais dans mon article sur le choix d’une tablette j’ai assez de solutions alternatives pour accéder à internet, y compris lorsque je fais des prises en charge à domicile.

Une fois l’objet de mes désirs arrivé dans mon bureau le plus dur restait à faire : transférer tout le contenu de l’ancien iPad vers le nouveau. Ce sera donc l’objet du billet d’aujourd’hui !

1ère étape : Sauvegarder le contenu de l’ancien iPad

Pour cela vous aurez besoin du câble de connexion et du logiciel iTunes sur votre ordinateur (Mac ou PC). Connectez l’iPad à l’ordinateur via le câble USB et lancez le logiciel.

En haut à droite de la page d’iTunes vous verrez apparaître le mot iPad. Cliquez sur le bouton. Choisissez le menu « résumé », tout à gauche et sur la page qui s’affiche cliquez sur « Sauvegarder maintenant ». Attendre ensuite que la sauvegarde soit terminée avant de débrancher l’iPad.

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2ème étape : Transférer le contenu sur le nouvel iPad

Appuyez sur le bouton de démarrage de l’iPad et suivez les instructions. A un moment donné vous aurez un écran vous demandant comment configurer votre appareil : comme un nouvel iPad ou à partir d’une sauvegarde d’un autre appareil. Choisissez cette option. Connectez l’iPad à votre ordinateur à l’aide du câble USB et lancez iTunes. Vous obtiendrez l’écran suivant :

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Choisissez la sauvegarde à partir de laquelle vous souhaitez travailler (vous avez la date et l’horaire de la sauvegarde en question comme repère) et cliquez sur continuer.

iTunes va alors préparer votre iPad et en faire une réplique de celui que vous aviez sauvegardé : normalement tous vos réglages, toutes vos applications et toutes les données à l’intérieur de ces applications devraient être transférés.

Une fois la synchronisation terminée, suivez les dernières consignes qui s’affichent à l’écran de votre tablette. Vous voilà avec un nouvel iPad ayant un contenu en tout point similaire à celui que vous aviez sur l’ancien… enfin en théorie !

3ème étape : Vérifier que tout a bien été transféré

Je vous conseille ensuite de vérifier manuellement que tout a bien été transféré sur votre nouvelle tablette. Pour cela pas vraiment d’astuce, mis à part de mettre les deux tablettes côte à côte et de vérifier chaque dossier un à un.

Il se peut que certaines applications n’aient pas été transférées ou au contraire que des applications que vous aviez supprimées de votre ancien iPad réapparaissent sur le nouveau.

En ce qui me concerne près de 70 applications n’avaient pas été transférées, et à peu près autant étaient apparues comme par magie. En fait je me suis rendue compte qu’iTunes avait synchronisé à partir de l’avant dernière sauvegarde (qui datait du moment où je suis passée à iOs 6) et non pas de la dernière sauvegarde (qui n’avait pas dû se faire correctement).

J’ai donc réitéré les étapes 1 et 2 en insérant une étape 1bis entre les deux.

1bis : Restaurer l’iPad à sa configuration usine

Avant de resynchroniser mon nouvel iPad j’ai choisi de le « formater », c’est à dire de repartir avec une tablette sans aucune donnée.

Cette étape peut aussi être effectuée à la toute fin sur votre ancien iPad, en particulier s’il est amené à changer de propriétaire, comme cela vous serez sûr qu’aucune donnée vous concernant n’y est encore stockée.

Bref, pour faire cela devinez quoi : il faut brancher l’iPad à l’ordinateur via le câble USB et lancer iTunes. Cliquez sur le bouton « iPad » en haut à droite, puis allez dans le menu « Résumé ». Ici vous allez cliquer sur le bouton « Restaurer l’iPad ». Validez tous les messages d’avertissements qui vous informent que toutes vos données vont disparaître de l’iPad en question et laissez iTunes travailler.

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4ème étape : Transférer les données des applications

Certaines de mes applications contenaient des données sur mes patients ou des créations personnelles. J’ai donc tenu à vérifier que tout avait bien été transféré.

  • La Magie des Mots et Tapikeo : les utilisateurs et/ou les données avaient bien été transférés automatiquement.
  • Question Sleuth : mes nouvelles catégories n’avaient pas été synchronisées. Je suis donc passée par Dropbox sur l’ancien puis le nouvel iPad et tout s’est bien déroulé.

Résoudre les problèmes de synchronisation

A un moment donné j’ai obtenu un message d’erreur dans iTunes : certaines applications ne voulaient pas se synchroniser car l’iPad n’était pas reconnu.

Voici la procédure (trouvée sur un forum) que j’ai appliquée à ce moment là :

  • fermer iTunes
  • démarrer le gestionnaire des tâches (CTRL+Alt+Suppr ou clic droit sur la barre des tâches)
  • fermer toutes les applications comportant le mot « Apple » (sélectionner la ligne concernée et cliquer sur « Fin de tâche »)
  • aller dans C:\Program Files (x86)\Common Files\Apple\Mobile Device Support et lancer le fichier AppleMobileDeviceHelper.exe
  • redémarrer iTunes

En ce qui me concerne cela a suffit à résoudre mon problème de synchronisation.

Voilà, j’espère que cet article un peu long pourra vous servir à l’occasion si vous changez de tablette. Dans un prochain billet je vous raconterai ce que j’ai fait de mon ancien iPad 😉

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[Edit du 28/12/13 : les commentaires de ce billet sont désormais fermés. Je précise que je ne sais pas comment faire pour que vous récupériez vos données de jeux tels que « Clash of clans » ou « HayDay »…]

Enregistrer sa voix avant la laryngectomie

Le fait de perdre sa voix de manière définitive est plus traumatisant qu’il n’y parait au premier abord.

Il y a certes le handicap social, le fait de ne plus pouvoir participer aux conversations, de ne plus pouvoir s’exprimer que par écrit ou par gestes. Mais il y a aussi des aspects psychologiques, une perte d’identité, aussi bien pour le locuteur que pour ses interlocuteurs.

Comme nous sommes sur un blog consacré aux nouvelles technologies et à l’orthophonie nous pourrions parler de synthèse vocale, ces programmes qui parlent avec une voix préenregistrée. Mais quid de la voix propre du locuteur ? De sa hauteur vocale, de son accent régional (voire de son utilisation du patois ?).

La semaine dernière encore, l’un de mes patients me confiait que l’un de ses plus grands rêves était de pouvoir réentendre sa voix. Ce monsieur souffre d’une SLA, il a été trachéotomisé pour pouvoir bénéficier d’une assistance respiratoire et ne peut donc plus parler. Par contre il lui est tout à fait possible d’utiliser de temps en temps une valve de phonation qui lui permet d’utiliser sa voix, dans la limite de ses capacités respiratoires.

A côté de cela un cancer ORL vient d’être diagnostiqué chez l’un membre de ma famille. Ce dernier doit subir une laryngectomie totale dans moins d’un mois.
Il possède toutes ses capacités cognitives, sera capable d’utiliser les gestes et le langage écrit dans un premier temps, et d’apprendre la voix œsophagienne par la suite, mais il ne ré-entendra plus jamais sa voix.

En tant qu’orthophoniste je ne pouvais pas laisser passer cela et regretter dans quelques temps que rien n’ait été fait.

J’ai donc pris mon dictaphone et j’ai traversé la France pour le rejoindre le temps d’un we.

Créer une liste de mots et l’enregistrer

Ensemble, nous avons établi la liste des mots ou expressions qu’il souhaitait enregistrer. Cette liste de 250 mots environ est relativement courte, car nous n’avions pas du tout comme objectif d’être exhaustifs. Nous voulions simplement que lui et ses proches puissent réentendre sa voix de temps en temps. C’est par exemple un grand joueur de tarot et nous avons donc enregistré tout le vocabulaire relatif aux annonces.

A la fin du we j’ai transféré l’ensemble des fichiers audios sur mon ordinateur pour pouvoir y effectuer le post-traitement (tuto à venir), mais aussi pour en avoir une copie de sauvegarde. Je lui ai également laissé le dictaphone pour qu’il puisse continuer à faire des enregistrements. Que ce soit la suite de la liste de mots, des phrases, des souvenirs, peu importe finalement, il s’agit de conserver une partie de lui à laquelle il n’aura plus accès par la suite.

Qu’allons-nous faire de ces fichiers audios ?

Bonne question. Pour l’instant les choses ne sont pas tout à fait décidées. Nous avons testé différentes applications iPad permettant de créer des « cartes » associant une image (photo ou picto) à un son. Aucune d’entre elles ne nous a vraiment convaincus (soit les interfaces sont peu flexibles, soit elles sont en anglais) mais nous avons encore le temps avant de nous décider.
Étant donné qu’il ne s’agira pas de son moyen de communication principal mais plus d’un « confort », rien n’est vraiment urgent, à part enregistrer les échantillons de voix.

Les bénéfices de l’enregistrement

Je ne sais pas encore très bien quels seront les bénéfices futurs de ces enregistrements mais j’ai d’ores et déjà remarqué plusieurs choses :

  • le temps des enregistrements a été un moment précieux, un moment d’échange comme nous n’en avions eu que très peu jusqu’à maintenant,
  • la constitution de la liste a permis à chaque membre de la famille de s’impliquer, et de réaliser à quel point perdre sa voix pouvait être traumatisant,
  • lui a pu commencer à faire le deuil de sa voix,
  • si on met en place des choses pour le post-opératoire c’est qu’on est dans une dynamique positive, on ne pense pas à ce qui pourrait mal se passer pendant l’opération, on anticipe
  • enfin cela lui a permis aussi de me poser toutes les questions qu’il voulait à propos de l’opération, de la période post-opératoire, et de l’apprentissage de la voix œsophagienne.

Bref, à mon petit niveau j’ai eu l’impression de l’aider à être un peu plus serein par rapport à ce qui va lui arriver.

J’encourage donc toutes les personnes qui sont amenées à perdre leur voix, et leurs familles, à réaliser des enregistrements. Après l’opération il sera trop tard.

Réentendre sa voix est possible, il faut juste anticiper !

La protection de vos données numériques

Comme nous l’avons vu il y a quelques temps, la grande majorité des orthophonistes est aujourd’hui équipée d’un ordinateur à usage professionnel, sur lequel est au moins installé un logiciel de gestion et de télétransmission. Et qui dit logiciel de télétransmission, dit informations sur les patients, et donc fichier informatique à déclarer à la CNIL.

Or il se trouve que la personne responsable de ce fichier informatique, c’est à dire vous, est aussi obligée de par la loi à prendre toutes les mesures requises contre sa destruction accidentelle ou non autorisée, sa perte accidentelle ou sa modification. Elle se doit également de sécuriser l’accès aux données et de garantir leur intégrité par rapport à d’autres éventuels traitements non autorisés. (Source)

C’est ce dernier point que je souhaitais aborder avec vous ce soir. Il est en effet indispensable que vous preniez des mesures de précautions élémentaires pour protéger les données de vos patients (et les vôtres également par la même occasion).

Configurer un mot de passe au démarrage de votre ordinateur

La première mesure incontournable est la configuration d’un mot de passe au démarrage de votre machine. Si quelqu’un s’introduit dans votre bureau, il ne doit pas pouvoir être en mesure d’accéder facilement à vos données. Cela parait évident, mais je connais bon nombre d’orthophonistes qui ne l’ont pas (encore) fait.

Sous Windows 7 (et certainement les versions antérieures de Windows encore en service, à savoir Vista et XP) le menu se trouve dans : panneau de configuration > comptes utilisateurs > modifier votre mot de passe Windows.

Certains ordinateurs sont également équipés d’un lecteur d’empreinte digitale.

Configurer un mot de passe à l’ouverture de votre logiciel de gestion

De la même manière, vous pouvez configurez un mot de passe supplémentaire qui permet le lancement de votre logiciel de gestion (et en mettre un autre au lancement de l’application iPad/iPhone liée à votre logiciel de gestion).

Crypter les données sur les supports externes

Si vous faites des sauvegardes de vos données (compte-rendus de bilan par exemple) il faut faire en sorte qu’en cas de perte ou de vol de votre clé usb ou disque dur externe (petits et donc plus faciles à faire disparaitre) la personne qui mettra la main sur votre support de données ne pourra pas lire ces dernières.

Pour cela il suffit tout simplement d’installer un logiciel de cryptage, comme par exemple TrueCrypt (voir les conseils d’Orthophonie Libre dans les commentaires de ce billet) ou de configurer votre logiciel de sauvegarde pour qu’il le fasse lui-même (onglet « archive dans Cobian Backup). Là encore, un mot de passe vous sera demandé lorsque vous connecterez le support externe à votre ordinateur.

Préserver la confidentialité de vos mots de passe et codes PIN

Ne laissez pas un post-it à côté de votre ordinateur avec le code porteur de votre CPS !! Dans la théorie votre CPS ne devrait d’ailleurs pas rester dans votre lecteur en permanence, mais devrait être rangée en lieu sûr lorsque vous ne vous en servez pas.
Si quelqu’un s’empare de votre CPS et de votre code porteur qui sait ce qu’il pourrait en faire…

Si vous avez peur de ne pas retenir le code porteur de votre CPS sachez que vous pouvez le changer (contacter l’assistance technique de votre logiciel de gestion pour savoir comment le faire).

Choisir un mot de passe robuste

Comme cela a été signalé dans les commentaires de ce billet, il est important de choisir des mots de passes robustes :

  • avec 8 caractères au minimum
  • contenant des minuscules, des majuscules, des chiffres et des caractères spéciaux,

Plus de données à ce sujet ici.

Protéger vos appareils mobiles

Si vous possédez un smartphone, vous l’avez très certainement configuré pour pouvoir accéder à votre messagerie électronique et éventuellement à votre agenda. De plus vous avez peut-être quelques numéros de patients dans votre carnet de contacts.
Là encore, il va donc falloir mettre en place un code de déverrouillage lorsque votre téléphone sort de veille.

Pour tout vous dire je ne l’avais pas fait sur mon premier smartphone et je me le suis fait voler en soirée (avec tout le reste du contenu de mon sac à main). Les petits malins ont passé quelques heures à appeler l’ensemble des contacts féminins de mon carnet d’adresse. Je peux vous dire que cela m’a bien refroidie (et pourtant aucune donnée professionnelle n’y était stockée).

Pensez tout simplement à votre boîte mail sur laquelle vous recevez des messages reprenant les mots de passe que vous utilisez fréquemment…

Il existe plusieurs sortes de codes de déverrouillage allant d’un code à 4 chiffres à un mot de passe alphanumérique en passant par un schéma de verrouillage (sous android par exemple).

Sous iOs (pour les iphones et les ipad) vous pouvez également installer l’application « localiser mon iPhone » et configurer iCloud pour pouvoir le cas échéant localiser votre appareil, et si nécessaire en effacer toutes les données à distance.

Des contraintes indispensables

Configurer et retenir tous ces mots de passe peut paraître contraignant mais il s’agit vraiment d’une protection de base de vos données, et surtout de celles de vos patients.
Je vous rappelle que vous pouvez tout à fait être poursuivi en justice par des patients si leurs données se retrouvaient dans la nature et que vous n’aviez visiblement rien fait pour les protéger (comment le prouver ensuite dans un sens ou dans l’autre ça par contre je ne le sais pas, il faudrait demander à un juriste).

Mais une protection qui reste relative

Sachez enfin que si quelqu’un cherche vraiment à accéder à vos données il pourra toujours trouver un moyen de contourner les mesures de protection que vous aurez mises en place (pensez à toutes les fictions que vous avez pu lire ou voir).
Ce qui est surtout important c’est qu’un utilisateur lambda ne puisse pas accéder facilement.

Ex : vous laissez tomber votre clé usb dans la rue, quelqu’un (qui n’est pas forcément mal intentionné) la ramasse et la branche sur son ordinateur. Il est hors de question qu’il puisse lire vos compte-rendus de bilan ! Par contre c’est moins gênant s’il formate le disque (=efface toutes les données) et l’utilise ensuite pour son propre compte.

Et vous ? Protégez-vous déjà vos données ?

  • Si oui, comment ?
  • Si non, vous ai-je convaincu de prendre 5 minutes pour configurer tous ces mots de passe ?

(Auteur du pictogramme : Sergio Palao Provenance: ARASAAC (http://catedu.es/arasaac/ Licence: CC (BY-NC-SA)).
Edit du 27 mai : lien vers le logiciel TrueCryp, ajout d’un paragraphe sur le choix d’un mot de passe

[Tutoriel] Sauvegarder vos données

Si vous possédez un ordinateur à usage professionnel vous avez sûrement tout un tas de données importantes qui y sont stockées, en premier lieu celles de votre logiciel de télétransmission, mais également vos comptes-rendus de bilans, et éventuellement le matériel que vous avez créé ou que vous avez récupéré à droite et à gauche.

Malheureusement un ordinateur n’est pas un outil infaillible et il finira par vous lâcher un jour ou l’autre, certainement le jour où vous en aurez le plus besoin.

Il existe donc plusieurs solutions pour sauvegarder vos données et les récupérer en cas de panne/vol/casse de votre ordinateur.

Ainsi, il est par exemple possible de stocker vos documents « dans le nuage », c’est à dire de les synchroniser automatiquement sur internet avec un compte dropbox par exemple. Vos dossiers sont alors conservés sur les serveurs de cette société, et vous pouvez y accéder de n’importe quel endroit. De plus, la synchronisation se fait toute seule à intervalle de temps régulier.

Malgré tous ces avantages j’ai une certaine réticence à confier mes documents professionnels à une société externe, en particulier ceux qui concernent mes patients. N’oublions pas que nous sommes tenus au secret médical et que nous devons donc prendre toutes nos précautions pour que nos données soient sécurisées.

Je préfère donc de beaucoup une sauvegarde locale, c’est à dire sur un disque dur externe, que je maitrise de A à Z. Pour autant, il n’est pas question de copier/coller manuellement chaque fichier, il existe des logiciels qui organisent très facilement la sauvegarde et c’est ce que je souhaite vous montrer aujourd’hui.

Je vous propose donc de mettre en place deux sauvegardes différenciées : l’une quotidienne pour les dossiers des patients, et l’autre mensuelle pour ce qui est de l’ensemble de vos documents.

Le logiciel que j’utilise s’appelle Cobian Backup et je vais vous présenter la version 10 (Boletus).

Pour commencer il faut tout d’abord télécharger le logiciel (attention la version 11 est une version bêta, c’est à dire qu’elle peut encore contenir des bugs, je vous conseille donc de télécharger la version 10) et l’installer.

Je vous suggère de ne pas garder les options par défaut et d’installer Cobian Backup « comme une application, démarrage auto pour tout utilisateur ».

Il va ensuite falloir créer des tâches de sauvegarde, en cliquant sur « créer une nouvelle tâche » :

Voici les paramètres à choisir, sous-menu par sous-menu

  • Général : donner un nom à votre tâche (ex : dossiers patients), laisser toutes les options par défaut sauf le type de sauvegarde que vous pouvez changer en « incrémentiel » avec une complète chaque « 10 ». Ainsi, lors de la première utilisation Cobian Backup sauvegardera tous les fichiers que vous lui avez indiqués. La fois suivante il vérifiera si le fichier a été modifié depuis la dernière sauvegarde, et si ce n’est pas le cas il ne le re-sauvera pas. Ceci permet de gagner du temps en évitant de copier chaque jour les fichiers non utilisés (chez moi une sauvegarde dure moins d’une minute).

  • Fichiers : c’est dans ce sous-menu que vous allez choisir quels fichiers vous souhaitez sauvegarder (source), et à quel endroit vous voulez mettre la sauvegarde (destination). Un simple glisser-déposer depuis l’explorateur Windows suffit, ou alors vous pouvez cliquer sur « ajouter ». Ici par exemple j’ai choisi de sauvegarder tout mon dossier « patients » sur une clé usb qui ne sert qu’à cela.

  • Planification : pour la sauvegarde des dossiers patients je vous suggère d’opter pour une fréquence journalière, une heure avant la fin de votre journée de travail par exemple. Cobian Backup fera la sauvegarde automatiquement sans que vous ayez à vous en occuper (à la condition que votre clé usb soit bien branchée).

  • Archive, Exclusions, Événements et Avancés sont des sous-menus dont nous ne nous serviront pas pour cet exemple.

Il ne vous reste plus qu’à réitérer la procédure pour créer une nouvelle tâche incluant tous vos documents, en choisissant éventuellement un autre lieu de stockage et en prenant une fréquence mensuelle.

Normalement le logiciel se lancera désormais à chaque démarrage de Windows. Si votre clé usb ou votre disque dur externe est bien branché vous n’aurez à vous occuper de rien et vous aurez une sauvegarde récente le jour où vous en aurez besoin !

Si vous avez des difficultés à utiliser le logiciel ou si vous voulez en savoir plus je vous invite à consulter l’aide et le tutoriel de mise en route. Je peux également répondre aux questions qui seront posées dans les commentaires ou sur la page Facebook d’Ortho & Co.