[Recherche] Non, les polices « dys » n’aident pas les dyslexiques !

Depuis l’arrivée de la police OpenDyslexic (gratuite et libre de droits), les publications à destination des lecteurs dyslexiques se multiplient en surfant sur cette « vague » du texte adapté.

Mais que nous dit la recherche ? Qu’il n’y a aucune preuve scientifique que ces polices soient plus facilitantes que d’autres pour les personnes atteintes de dyslexie, ni même qu’elles soient préférées à d’autres. Je vous en dit plus dans la suite de cet article…

La police OpenDyslexic n’améliore pas les performances de lecture des personnes dyslexiques

Pour les lecteurs qui arrivent ici sans passer par la case « accueil », je précise simplement que je suis orthophoniste, passionnée par la recherche, et que j’ai encadré dans les dernières années 2 mémoires de fin d’études (d’orthophonie) portant sur les adaptations typographiques pour les patients dyslexiques (références dans les commentaires pour ceux qui sont intéressés).
Mon article n’a cependant pas de valeur scientifique, mais a pour objectif de diffuser des résultats de recherche qui me semblent importants dans la pratique (chez les dyslexiques eux-mêmes, leurs familles, les orthophonistes, les enseignants et plus largement toutes les personnes ayant envie d’aider des personnes dyslexiques à lire de manière plus fluide).

Quelles polices spéciales existent à destination des dyslexiques ?

A ma connaissance, on retrouve 4 polices latines créées spécialement pour des populations de lecteurs dyslexiques : Dyslexie (Boer, 2008), OpenDyslexic (Gonzalez, 2011), ReadRegularTM (French, 2003) et Sylexiad (Hillier, 2006). Grosso modo leur principe est le même : la forme des lettres a été modifiée afin de permettre une meilleure différenciation des caractères les uns avec les autres. Par ailleurs, on retrouve des ajustements sur l’espacement des caractères et sur la taille des lettres.

Que nous dit la recherche ?

Seules les polices les plus utilisées : Dyslexie et OpenDyslexic ont fait l’objet de plusieurs études concernant leur efficacité.

Parmi ces études, la plus récente est celle de Kuster, van Weerdenburg, Gompel, & Bosman en 2018 qui ont étudié les effets de la police Dyslexie sur les performances de lecture d’enfants dyslexiques. Leurs résultats montrent que les enfants dyslexiques (n=170) n’ont pas lu les textes écrits en Dyslexie plus rapidement que les textes écrits en Arial, que la majorité d’entre eux préféraient lire en Arial et que leur préférence vis à vis de la police n’était pas liée à leurs performances en lecture.
Concernant OpenDyslexic on retrouve en 2016 un article de Wery & Diliberto tiré d’une de leurs études. 3 tâches de lecture différentes ont été proposées à des élèves dyslexiques : du nommage de lettres, de la lecture de mots et de la lecture de non-mots, le tout dans 3 polices différentes : OpenDyslexic, Arial et Times New Roman. Les résultats ne montrent aucune amélioration sur la vitesse ni sur la précision de lecture des élèves dyslexiques avec la police OpenDyslexic. Aucun d’entre eux n’a annoncé avoir pour préférence la police OpenDyslexic.

Et les limitations de ces études ?

Comme toujours avec la recherche, il est important de garder en tête les limites des études analysées. Ici trois points me paraissent particulièrement importants :

  • Toutes ces études ont été effectuées sur d’autres langues que le français,
  • La plupart sont effectuées sur des échantillons très réduits,
  • Elles manquent souvent de validité interne, c’est à dire qu’elles n’éliminent pas correctement la possibilité que les variations (ou non-variations) observées soient dues à d’autres facteurs que ceux étudiés (voir Schulz, 2016),
  • Elles concernent soit la lecture à l’écran soit la lecture sur papier, ce qui n’est pas la même chose.

Du coup on fait quoi ?

  • On arrête de convertir systématiquement tous les documents en OpenDyslexic : cela n’aide pas, et en plus les élèves n’ont aucune préférence pour cette police. On choisit plutôt Arial qui n’est pas ni plus ni moins bien lue mais qui a l’avantage de convenir à tout le monde.
  • On conserve les critères qui eux sont validés par la recherche (voir Rello & Baeza-Yates, 2015) :
    • Pour un affichage à l’écran : une taille de police entre 18px et 26px, un espacement entre caractères entre 0.07em et 0.14em, et des caractères romains (pas d’italique).
    • Pour une lecture sur papier : une taille de police entre 13,5pt et 19,5pt, un espacement entre caractères entre 1pt et 2pt, et des caractères romains (pas d’italique)

[Edit : Julie Catini vous propose également un document reprenant l’analyse de la littérature scientifique concernant les transparents ou lentilles colorées destinées à améliorer la lecture]

[Edit du 6 février : modification du paragraphe sur les critères à utiliser pour plus de clarté]

[Edit du 26 février : L’excellent blog RNT (Réseau Nouvelles Technologies de l’APF) propose en réponse à cet article, un billet intitulé « Les polices « dys » n’aident pas les dyslexiques : affirmation ou interrogation ? ». A lire absolument si vous voulez aller plus loin concernant les préconisations d’adaptation et leur mise en place.]

Bibliographie

Kuster, S. M., van Weerdenburg, M., Gompel, M., & Bosman, A. M. T. (2018). Dyslexie font does not benefit reading in children with or without dyslexia. Annals of Dyslexia, 68(1), 25‑42. https://doi.org/10.1007/s11881-017-0154-6

Marinus, E., Mostard, M., Segers, E., Schubert, T. M., Madelaine, A., & Wheldall, K. (2016). A Special Font for People with Dyslexia: Does it Work and, if so, why? Dyslexia, 22(3), 233‑244. https://doi.org/10.1002/dys.1527

Rello, L., & Baeza-Yates, R. (2015). How to present more readable text for people with dyslexia. Universal Access in the Information Society, 16(1), 29‑49. https://doi.org/10.1007/s10209-015-0438-8

Schneps, M. H., Thomson, J. M., Sonnert, G., Pomplun, M., Chen, C., & Heffner-Wong, A. (2013). Shorter lines facilitate reading in those who struggle. PloS one, 8(8), e71161. https://doi.org/10.1371/journal.pone.0071161

Schulz, T. (2016). Internal Validity in Experiments for Typefaces for People with Dyslexia. In International Conference on Computers Helping People with Special Needs (Vol. 9759, p. 335‑338). https://doi.org/10.1007/978-3-319-41267-2_47

Wery, J. J., & Diliberto, J. A. (2016). The effect of a specialized dyslexia font, OpenDyslexic, on reading rate and accuracy. Annals of Dyslexia, 1‑14.

Zorzi, M., Barbiero, C., Facoetti, A., Lonciari, I., Carrozzi, M., Montico, M., … Ziegler, J. C. (2012). Extra-large letter spacing improves reading in dyslexia. Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America, 109(28), 11455‑11459. https://doi.org/10.1073/pnas.1205566109

Quelques MOOCs à suivre

J’avais fait en 2015 un article présentant l’intérêt des MOOCs pour le développement professionnel (et personnel). Depuis, je continue à m’intéresser au sujet, et j’ai terminé un autre MOOC proposé par la plateforme FUN : « Il était une fois la littérature jeunesse », très intéressant pour comprendre les tenants et les aboutissants de cet objet culturel.

Image par Gerd Altmann de Pixabay

Plusieurs plateformes intéressantes

Pour rappel, voici quelques plateformes sur lesquelles vous pouvez trouver des MOOCs intéressants :

Une sélection actualisée

En ce début 2020, j’ai fait pour vous une petite sélection de sessions qui commencent prochainement, et qui pourraient éventuellement vous intéresser en tant qu’orthophoniste :

Personnellement je me suis inscrite à celui sur la technologie et le vieillissement, et je me laisserai bien tenter par un MOOC sur l’ingénierie pédagogique (ce n’est pas comme si j’avais un master dans le domaine 😉 ) et un autre sur le design

Et vous ? Des MOOCs que vous avez particulièrement apprécié ou qui vous font envie ?

[Edit : merci à Anne Lafay et Albane Plateau pour les trois dernières propositions de MOOCs]

Diplômée !!

Ça y est, j’ai enfin obtenu mon master MALTT !

Le bilan

Un mois après ma soutenance, il est temps de faire le point sur ce que j’ai appris durant ces trois années.

Des connaissances théoriques

Le master MALTT a tenu ses promesses : j’ai acquis de nouvelles connaissances que ce soit au niveau des modèles psychoéducatifs utilisés dans l’e-learning, des bases de l’ergonomie centrée utilisateur ou encore des critères pour analyser un bon jeu vidéo pédagogique.
Les enseignants du master sont tous très spécialisés dans leur branche, mais aussi très abordables. La pédagogie par projet, qui me plaisait a priori, a été encore plus formatrice que ce que je le pensais. Avec un petit bémol peut-être : les connaissances théoriques se transforment rapidement en connaissances implicites chez moi, et le fait de ne pas les « bachoter » pour un examen renforce cette impression. Ceci étant, si je suis capable de les remobiliser dans un autre contexte c’est que je n’ai pas tout perdu !

Des connaissances techniques

Certains éléments qui me paraissaient être du chinois sont désormais bien plus clairs pour moi. Je ne panique plus à la vue d’une feuille CSS et je suis capable de faire des petites implémentations en JavaScript. Je ne me considère absolument pas comme une développeuse pour autant, mais disons que je comprends de quoi on me parle, et que la maintenance d’un site internet ne me fait plus peur.

Des méthodologies de travail

Je l’ai dit plus haut, nous avons beaucoup travaillé par projets. Nous avons appris des procédures qui permettent par exemple de faire des analyses ergonomiques de sites internet. J’ai acquis de nouveaux réflexes de travail, aussi bien pour les projets réalisés dans le cadre du master que pour des projets plus orthophoniques.

Une capacité à travailler en groupe

Les projets que nous avons réalisés se faisaient essentiellement en groupe. L’un des points forts du master était son organisation hybride, avec des sessions en présentiel et des sessions à distance. Il a fallu s’organiser pour travailler en groupe à 2, 3, 4, 5 ou même 10 ! Pas toujours facile de faire des compromis par rapport au travail final, mais les échanges ont été hyper enrichissants et je garde de très bons contacts avec certains camarades.

Une connaissance de mes propres limites

Sur 3 ans, ma motivation et ma capacité de travail ont suivi des hauts et des bas.
Si la première année s’est enchainée à un rythme infernal sans que je le ressente trop, la seconde année a été bien plus difficile. Je pense que la fatigue de la grossesse y était pour beaucoup, mais peut-être aussi que le rythme plus « cool » avec moins de cours et plus de travaux à faire avec des échéances éloignées correspondait moins à mes besoins/attentes. J’ai aussi eu quelques déconvenues avec le sujet que j’avais choisi pour mon mémoire, car je n’ai jamais réussi à obtenir l’aval de la commission d’éthique pour commencer les expérimentations.
Au final, en troisième année, il ne me restait plus que le mémoire (avec un autre sujet), mais avec un bébé à la maison et une reprise au cabinet sur les chapeaux de roues j’ai vraiment été en peine pour tout gérer. Afin de ne pas craquer, j’ai donc fait le choix de me faire remplacer au cabinet au printemps dernier, et j’ai travaillé avec acharnement pendant 3 mois pour tout terminer.

Une découverte du monde de la recherche

Ces trois années m’ont permis de conforter mon envie de faire de la recherche. J’adore lire et analyser des articles scientifiques, comprendre les tenants et les aboutissants de tel ou tel phénomène. Je continue à espérer pouvoir apporter ma petite pierre à l’édifice concernant l’utilisation des nouvelles technologies en orthophonie. Cela passe par des publications bien sûr, mais aussi par la transmission de ces connaissances au plus grand nombre.
Dans cette optique, j’ai eu la chance d’intégrer l’UNADREO en 2015, en tant que chargée de mission pour le comité directeur. Je suis responsable du site et des réseaux sociaux, donc finalement de l’aspect « communication autour de la recherche ». Je mets des choses en place tout doucement : j’ai par exemple créé un podcast de la recherche en orthophonie !

Une envie de transmettre

Si une chose n’a pas changé depuis le début de mon master, c’est bien cette volonté de transmettre ! Elle était déjà la raison d’être de ce blog, mais aussi des formations que j’ai données de manière intense pendant 4 ans. Elle continue via les quelques cours que je dispense aux étudiants en orthophonie de Lyon, et j’espère qu’elle ne s’éteindra pas de sitôt.

Au final je peux le dire aujourd’hui : je suis fière d’avoir réussi à mener au bout ce projet de reprise d’études !

Et maintenant ?

Je fais actuellement une petite pause professionnelle, et je reprends des forces pour un nouveau (grand) projet dont je vous parlerai très bientôt !

Un master ? Pour quoi faire ?

Comme certains d’entre vous le savent déjà, j’ai intégré en septembre une nouvelle formation universitaire : le master MALTT dispensé par l’Université de Genève.

Pourquoi reprendre des études ?

En effet, depuis que je tiens ce blog, et encore plus depuis que je donne des formations, j’ai ce que l’on appelle le « syndrome de l’imposteur ». C’est à dire que je me demande en quoi je suis légitime à transmettre toutes ces informations alors que je ne suis moi même qu’autodidacte dans les technologies éducatives (et rééducatives). Comme en plus le domaine me passionne, j’ai donc cherché activement une formation théorique et pratique me permettant d’approfondir mes connaissances, et surtout de remettre un pied dans la recherche.

Parce que c’est bien beau de parler d’applications pour tablettes utilisables en rééducation, d’outils technologiques pour la CAA ou de logiciels de compensation pour les dys, encore faudrait-il que nous ayons des recherches qui nous prouvent l’efficacité de ces pratiques.

Alors c’est quoi ce master ?

Le master MALTT est un master en Sciences et Technologies de l’Apprentissage et de la Formation (ou Learning and Teaching Technologies en anglais).

Il suit un processus hybride avec des semaines d’enseignement en présentiel, et des semaines d’enseignement à distance. Cela reste un master à temps plein mais l’organisation des cours est telle que je peux tout de même continuer à exercer en libéral 3 jours par semaine.

Les cours proposés regroupent plusieurs domaines :

  • des cours techniques pour apprendre à programmer et à gérer des sites de e-learning (HTML5, Javascript, CSS, SVG…)
  • un cours sur les jeux vidéos pédagogiques (bases conceptuelles, et projet de création…)
  • un cours sur la Communication Mediatisée et le e-learning (bases conceptuelles et projet)
  • Un cours sur le Design centré utilisateur et l’ergonomie,
  • Un cours sur les bases psychopédagogiques des technologies éducatives
  • Un cours sur les Methodes de recherche en technologies éducatives.

Et en plus de tout cela, j’aurais à réaliser un mémoire de recherche ainsi qu’un stage.

Pourquoi avoir choisi ce master là ?

Je dois reconnaître que plusieurs critères m’ont aidées à choisir ce master :

  • tout d’abord, sa formule hybride me permet de continuer à exercer mon métier d’orthophoniste en libéral, ce qui est important pour moi (pour continuer la clinique, pour mes patients, et aussi pour financer cette reprise d’études…)
  • je suis convaincue par la pédagogie par projets qui est proposée, car je pense que mettre les mains dans le cambouis est la meilleure manière d’avancer,
  • je trouvais aussi intéressant que nous utilisions beaucoup d’outils de e-learning, étant donné que cela fait partie des domaines que nous devrions maîtriser en fin de cursus, quoi de mieux que d’en être utilisateur avant d’en être prescripteur ?
  • la ville de Genève n’est pas trop éloignée de celle de Lyon, donc des allers-retours quotidiens les semaines de cours pouvaient s’envisager,
  • et enfin l’Université de Genève possède dans la même faculté que celle des Sciences de l’Education, une formation en logopédie, et en particulier un cursus doctoral en logopédie. Je garde donc en tête la possibilité d’enchaîner par la suite sur un doctorat en logopédie.

Ça va te servir à quoi ?

Je crois que c’est la question que j’ai le plus entendue depuis la rentrée !

Ce master va me permettre plusieurs choses. Tout d’abord, d’apprendre les bases psychopédagogiques des technologies éducatives. Cela me permettra de prendre du recul vis à vis de tout cela, et de pouvoir analyser des logiciels/applications de manière construite et objective.

Grâce à mes connaissances techniques, je vais également pouvoir me lancer dans la création de contenu : que ce soit une application pour la rééducation ou une plateforme de e-learning à destination de mes collègues, je devrais pouvoir me débrouiller seule (bon mis à part pour le graphisme, ça ce n’est pas encore ma tasse de thé).

Pour mes patients concrètement cela signifie des technologies utilisées encore à meilleur escient, et une ortho à la pointe de son sujet.

Et enfin comme je le disais plus haut, cela me permettra de me plonger dans le monde de la recherche !

Conclusion

Au final je suis ravie de la décision que j’ai prise en début d’année de me lancer dans cette aventure. Mes cours ont commencé il y a quelques semaines et s’avèrent largement à la hauteur de mes attentes. Les autres étudiants, d’horizons divers, semblent tous aussi motivés que moi et cela présage de bons moments passés ensemble. Il est vrai que la charge de travail est importante, mais cela en vaut vraiment la peine.

Concernant ce blog par contre je pense que le rythme de publication va continuer tel qu’il est actuellement c’est à dire à 2 ou 3 billets par mois. Je ne manque pas de sujets, mais un peu plus de temps !!

J’en profite ceci dit pour vous parler d’une petite rubrique que je mets en place dès aujourd’hui : l’appli de la semaine. Retrouvez tous les mercredis sur le blog (menu de droite), sur la page Facebook et sur mon compte Twitter mon appli favorite de la semaine (attention, cela ne passera pas dans la Newsletter). L’idée est simplement de partager rapidement et fréquemment mes coups de cœur en quelques lignes. J’espère que vous serez nombreux à me suivre !

Enfants, écrans et orthophonie

Si vous me suivez depuis quelques temps, vous savez déjà que la problématique des enfants et des écrans est de celles qui m’intéressent tout particulièrement.

J’avais par exemple assisté l’an dernier au colloque de l’APPEA intitulé « Enfants mut@nts » où j’avais pu écouter de nombreux experts du domaine.

Adolescence et objets numériques

Cette année, c’est la ville de Villeurbanne, dans laquelle j’exerce, qui propose une journée de réflexion sur l’adolescence et les objets numériques le 7 octobre prochain.

Cette journée est organisée par le Point accueil écoute jeunes de Villeurbanne et le Centre de soins d’accompagnement et de prévention en addictologie de Villeurbanne (Anpaa 69).

Vous pouvez retrouver toutes les informations sur cette journée gratuite ici : http://ow.ly/3pFB3v.

A noter la présence de deux « pointures » du domaine : Serge Tisseron et Yann Leroux.

Attention… Télévision !

Dans la même thématique, je viens de recevoir via mon syndicat régional une plaquette d’information et son livret d’accompagnement édités par l’APOMM (Association de Prévention en Orthophonie de Meurthe et Moselle)

attention teleCette plaquette me parait fort pertinente à déposer dans nos salles d’attente, tant il est vrai que la télévision peut faire des ravages au niveau de l’apprentissage du langage oral chez les petits (et les plus grands).

Si vous souhaitez l’obtenir également je vous encourage à vous rapprocher de l’APOMM ou à envoyer un email à l’adresse suivante (disponible sur la plaquette) : attentiontelevision (at) gmail.com

Matinée de présentation des mémoires de l’école d’orthophonie de Lyon

Enfin je profite de ce billet pour vous signaler la tenue comme chaque année d’une matinée de présentation des travaux de recherche en orthophonie à Lyon. Elle aura lieu le samedi 27 septembre de 8h15 à 14h et cette année encore le programme est très varié (à télécharger ici).

Voilà, pour les lyonnais j’espère avoir le plaisir de vous rencontrer lors de l’un des deux évènements de ce prochain mois.

A bientôt tout le monde !

Utiliser un logiciel pour gérer ses références bibliographiques

Le problème

Lorsque j’étais étudiante et que je préparais mon mémoire, je me souviens que l’un de mes principaux soucis était la gestion des ressources bibliographiques. Comment savoir lesquelles j’avais déjà lues, comment les stocker, les classer, conserver les annotations ?

Au final, j’avais opté pour une version « tout papier » : j’imprimais l’article, prenais des notes avec force surligneur et crayon à papier, et conservais le tout dans une copie double sur laquelle je rajoutais encore d’autres annotations. Cela a fonctionné tant bien que mal…

Dans mon exercice professionnel, j’ai aussi besoin de lire des articles et de garder des traces de mes lectures. D’ailleurs avec l’évolution de notre profession en direction de l’Evidence Based Practice cela ne va pas aller en diminuant.

Ceci étant le même problème se pose à nouveau : comment organiser mes documents et leurs notes ? Cette fois-ci presque tous les articles sont au format numérique et je n’ai pas du tout envie de continuer mon bricolage avec impression des documents et notes à la main.

La solution

Et puis il y a quelques mois, j’ai découvert les logiciels de gestion de références bibliographiques comme Mendeley (mais il en existe plein d’autres, voir ici un panorama des différents logiciels).

Alors qu’est-ce que c’est que ça ? En résumé c’est un logiciel qui permet de gérer des références bibliographiques en les organisant à l’aide de mots-clés, de catégories. Il stocke toutes les données de ces références (auteur, titre, nom de la publication…), ainsi que vos propres annotations.

mendeley_1Mieux que ça, il possède un moteur de recherche permettant de retrouver facilement des informations dans les documents ou dans les annotations.

mendeley_2Il permet également (grâce à des pluggins la plupart du temps) de citer facilement des références dans un document écrit (avec Word ou LibreOffice Writer par exemple) et de générer automatiquement une bibliographie à la fin de ce document (aux normes de votre choix).

mendeley_3

Voici à quoi ressemble par exemple une bibliographie générée automatiquement par Mendeley à partir de la citation de 3 articles dans LibreOffice Writer :mendeley_4Enfin, certains de ces logiciels proposent une version pour tablette (voir ici la version iPad de Mendeley) qui peut se synchroniser avec le logiciel sur ordinateur. Un bon moyen d’avoir sur soi les derniers articles à lire et à annoter lors d’un voyage en train par exemple !

mendeley_5Si l’on ajoute à cela le fait que la plupart de ces logiciels soient gratuits dans leurs versions de base je ne vois pas pourquoi s’en priver ! D’ailleurs si tout se passe comme je le souhaite, je devrais reprendre des études au mois de septembre et je suis certaine que Mendeley me sera plus qu’utile pour mon futur mémoire !

Et vous ? Utilisez-vous un logiciel de gestion des références bibliographiques ? Lequel ? En êtes-vous satisfait ?